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Enquête 09 mars 2016

787 mots

Cap-dev mino : les banques mènent la danse

Le classement CFNEWS des fonds de capital-développement en minoritaire livre un podium entièrement bancaire en 2015. Plus de 1,2 Md€ d’investissements ont été investis dans dans 415 sociétés.

Pour sa deuxième édition, le classement CFNEWS des fonds de capital-développement paru dans le magazine digital de CFNEWS (révisé à fin février) a accueilli dix participants supplémentaires en 2015, portant le total à 32 (téléchargez le classement complet). Grâce à un échantillon encore plus représentatif du marché, le montant agrégé des investissements a augmenté de 17 % par rapport à 2014 (lire enquête de CFNEWS de l'an passé ci-dessous), pour atteindre 1,229 Md€. Et le nombre d’entreprises financées est passé de 335 à 415, soit une progression de 24 %. Le ticket d’investissement moyen par entreprise reste cependant stable, autour de 3 M€ (3,16 M€ en 2014, et 2,96 M€ en 2015). A titre de comparaison, l’Afic avait évalué le ticket moyen en capital-développement à 2,83 Md€ en 2014, pour un total de 923 sociétés financées à hauteur de 2,6 Md€. Pour rappel, la méthodologie de notre classement, différente de l’Afic, restreint la sélection aux sociétés dans lesquelles les investisseurs financiers forment un bloc minoritaire (voir méthodologie ci-dessous).

Top 10 des fonds de Capital Développement en minoritaire en 2015 *

(classement complet téléchargeable en bas de l'article)

© Source CFNEWS

* Version complétée par rapport à celui paru dans le CFNEWS Magazine de février 2016 .

CM-CIC Investissement toujours en tête

 Si le classement s’est étoffé, les acteurs bancaires, représentés par une demi-douzaine de filiales, continuent de se tailler la part du lion. En 2015, ils trustent même le podium, avec CM-CIC Investissement de nouveau installé sur la première marche (avec 160,9 M€ d’investissements), suivi de BNP Paribas Développement qui gagne deux rangs pour prendre la place de dauphin (113,69 M€), et de Naxicap Partners qui descend de la deuxième à la troisième marche (83,1 M€). Derrière, le top 10 se complète avec des usual suspects, notamment les spécialistes de l’agroalimentaire Unigrains (82,04 M€) et Idia (74,2 M€), filiale de Crédit Agricole, qui se classent  respectivement 4ème et 6ème. Entre eux est parvenu à s’intercaler Siparex (76,44 M€), premier des fonds généralistes privés, grâce à une belle remontée de quatre places au classement. Il devance désormais ses confères 123Venture (8ème, 62,31 M€), Ardian (9ème, 51,8 M€), qui avait contesté la suprématie des banques en 2014 en s’arrogeant la troisième place du podium, et Edmond de Rothschild Investment Partners (10ème, 48 M€).

Midi Capital leader en volume

Mais le Top 10 réserve une surprise avec l’arrivée de Midi Capital (71,32 M€), qui se hisse à la septième place pour sa première participation au classement. Le gérant toulousain qui vient de se renommer M/Capital - pour mieux faire oublier son ancrage régional au profit de son ambition nationale- se paye même le luxe de prendre la tête du classement en nombre d’entreprises, avec 56 au total, soit 12 de plus que le second BNP Paribas Développement, et 20 de mieux que les troisièmes ex-aequo 123Venture et Apicap. Enfin, trois filiales bancaires finissent aux portes du Top 10, dans l’ordre Arkéa CI (35,72 M€), Amundi PEF (32,6 M€), et Omnes Capital (32 M€). Ce dernier affiche le même montant d’investissements qu’Eurazeo PME mais devance celui-ci en nombre d’opérations signées.

Télécharger le classement complet des fonds de capital développement en minoritaire 2015

Lire l'enquête globale dans le magazine digital de CFNEWS (février 2016)

Méthodologie : Le classement CFNEWS prend en compte les opérations qui ciblent les sociétés françaises affichant un résultat d’exploitation positif, et au capital desquelles les investisseurs financiers détiennent ensemble une part minoritaire. Les opérations éligibles incluent les investissements en fonds propres et/ou quasi fonds propres, les reclassements de titre, les augmentations de capital, les transmissions à effet de levier (LBO, MBO, OBO…), ainsi que les build-up, à condition que la société acquéreuse ne soit pas majoritairement détenue par des investisseurs financiers.

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