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Marché général : le non-coté veut séduire l’assurance-vie

À son plus haut niveau historique, l’assurance-vie française peine à trouver le chemin du Private Equity, qui représente 23 MD€ des placements. Les innovations pour pallier l’illiquidité de la classe d’actifs et l’assouplissement de la réglementation devraient doper ses encours.

Bpifrance, Tikehau Capital, Eurazeo, Isatis Capital… bon nombre de fonds ont cédé aux sirènes du grand public. Il faut dire qu’avec une épargne record de 5 665,5 Md€ atteinte en 2020 et boostée par la crise, les Français constituent un vivier de taille pour les acteurs du Private Equity. Il y a dix ans déjà, certains répondaient à l’appel des distributeurs de contrats d’assurance-vie, comme Eurazeo, qui revendique le Fonds Commun de Placement à Risque (FCPR) le plus distribué du marché : Private Value 3 avec 350 M€ d’actifs nets (voir tableau page 21). « Grâce à un mécanisme de co-investissement systématique, nous permettons aux clients privés d’accéder exactement aux mêmes actifs, aux même conditions financières et au même moment que nos clients institutionnels, mais avec une structure de fonds adaptée à leur besoins et à leurs contraintes », exprime Agathe Bubbe, private client solutions manager chez Eurazeo. La société d’investissement cotée est également gestionnaire du fonds PrimoPacte, créé à l’initiative de Primonial, lui aussi pionnier du capital-investissement retail. « En 2013, nous avons été parmi les premiers à référencer un FCPR dans un contrat d’assurance-vie même si le marché n’était pas prêt », retrace ainsi Martin Alix, directeur du développement Produits de Primonial. Avec une unité de compte (UC) aujourd’hui parmi les plus référencées du marché et 30 M€ collectés (à fin juin 2021), le groupe de gestion de patrimoine a de bons espoirs pour cette classe d’actifs, dont les développements poussifs rappellent ceux de la pierre papier il y a quelques années. « A l’instar des fonds immobiliers, les fonds de private equity ont besoin de temps pour se démocratiser », estime-t-il.

Sur le papier, ce type de produits a en effet tout pour plaire. « Le private equity s’adapte parfaitement aux objectifs moyen-long terme du produit d’assurance-vie : il permet de créer régulièrement de la valeur dans le temps, tout en présentant une volatilité maîtrisée », vante Hugues Aubry, membre du comité exécutif de Generali France, en charge du marché de l’épargne et de la gestion de patrimoine. Des caractéristiques que loue aussi Eric Boutchnei, membre du directoire et co-fondateur d’Isatis Capital, à la tête de l’un des produits les plus anciens du marché, lancé en 2017 : « Malgré son exposition au marché coté, Isatis Capital Vie & Retraite affiche une volatilité de 5,5 % sur quatre ans pour une performance de 30,7 % ».

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