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Motion Equity Partners prend la barre du breton Polaris, dont il devient le nouvel actionnaire majoritaire. Cerea Partners (désormais Demea Agro), Seventure et Picama réinvestissent à ses côtés après un cash-out. Sodero, Arkéa Capital et Unexo sortent totalement du capital. Il s'agit du deuxième LBO de la société de Quimper, spécialisée dans la production d'oméga-3 hautement concentrés à base de microalgues, qui avait bouclé le premier il y a seulement trois ans avec Cerea Partners comme majoritaire. Ce dernier, adossé à Demea Invest depuis janvier 2025, ressort avec un TRI avoisinant 50 %, porté par un doublement du chiffre d'affaires de Polaris, passé de 20 à 40 M€ sur la période, et une valorisation dépassant les 150 M€ à l'issue de l'opération, contre moins de 50 M€ trois ans plus tôt. « C'était un bel investissement, qui a très bien performé en peu d'années », résume Michel Chabanel, président de Cerea Partners, qui conserve une participation d’environ 30 % au capital. « Polaris a un positionnement unique sur son marché avec des perspectives de croissance très fortes, donc nous réinvestissons de manière significative », précise Antoine Peyronnet, partner au sein du fonds.
Vers un investissement industriel aux États-Unis
Motion Equity Partners a approché Polaris en direct, sans processus compétitif. « Nous sommes arrivés au moment où il était pertinent pour eux de passer le relais, à la fois parce que les trois années s'étaient bien déroulées et que le projet commençait à changer de dimension », observe Alexandre Le Chevallier, principal chez Motion EP. Pour ce LBO bis, l’investisseur a eu recours à une dette unitranche souscrite auprès de Muzinich & Co. dont l'effet de levier, non communiqué, est suffisant pour accompagner un investissement industriel aux États-Unis, premier marché mondial. Déjà identifié comme un axe de développement par Cerea Partners en 2023, le marché américain n'avait fait l'objet jusqu'ici que de la création d'une filiale commerciale. Son implantation industrielle constitue désormais un axe majeur des cinq prochaines années pour Polaris, qui réalise 70 % de son chiffre d'affaires à l'international, avec une très forte progression outre-Atlantique. « L'objectif du prochain cycle est de transformer Polaris en société à dimension internationale, en s'implantant directement sur de nouvelles géographies, notamment aux États-Unis et en Asie », explique Alexandre Le Chevallier. Polaris ambitionne de doubler de taille en cinq ans, par croissance organique, voire des acquisitions si l’opportunité se présente, sur un marché de la production d'oméga-3 à base d'algues en fort développement où il fait figure de pionnier.


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