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Afrique #158 : TradeDepot, Starlite Aviation, Networks Unlimited, Transgabonaise...


Les fondateurs de TradeDepot, Onyekachi Izukanne, Michael Ukpong et Ruke Awaritefe. -  ©TradeDepot

Les fondateurs de TradeDepot, Onyekachi Izukanne, Michael Ukpong et Ruke Awaritefe. -  ©TradeDepot

E-commerce & Biens de consommation : TradeDepot / IFC / Sahel Capital / Novastar Ventures / Endeavor Catalyst / CDC Group / Partech Africa / MSA Capital / Arcadia Funds (Nigeria / États-Unis / Kenya / Royaume-Uni / Chine)

TradeDepot, éditeur nigérian d'une plateforme Saas de gestion de la distribution de biens de consommation en Afrique, vient de lever 97 M€ (110 M$), dont 37 M€ (42 M$) en série B et le solde en dette - soit le plus important tour de table jamais conclu dans ce segment d’activité en Afrique. Menée par la Société Financière Internationale (SFI ou IFC), la transaction en equity a vu la participation du nigérian Sahel Capital, du kényan Novastar Ventures, du new-yorkais Endeavor Catalyst et du britannique CDC Group, ainsi que des investisseurs existants, le fonds tricolore Partech Africa et le chinois MSA Capital (voir fiche opération sur CFNEWS). L’emprunt de 61 M€ (68 M$) a quant à lui été essentiellement fourni par le prêteur américain Arcadia Funds. Ce double financement permettra de soutenir la fourniture de services Buy-Now-Pay-Later (BNPL) aux PME et de stimuler son expansion sur le continent, à commencer par les pays où la start-up est déjà active, à savoir le Nigeria, le Ghana et l’Afrique du Sud. Conformément à l’accord scellé entre les parties prenantes, Wale Ayeni, directeur de l’Africa Venture Capital Investment au sein de la Société Financière Internationale, et Brian Odhiambo, directeur Afrique de l’Ouest de Novastar Ventures, rejoindront le conseil d’administration de TradeDepot.
Près de dix-huit mois plus tôt, la jeune pousse basée au Nigeria et aux États-Unis avait réuni 8,8 M€ (10 M$) lors d’une levée de fonds co-dirigée par Partech Africa et la SFI, à laquelle avait contribué Women Entrepreneurs Finance Initiative (We-Fi) et MSA Capital (relire bulletin #99). Partech avait fait son entrée au capital dès avril 2018, en injectant 2,5 M€ (3 M$) via son nouveau véhicule africain, dédié au développement de projets « Tech » et ayant bouclé son closing final à 125 M€ en janvier 2019 (relire article TradeDepot, première cible africaine d’un VC français sur CFNEWS). C’est donc au total une enveloppe d’environ 109 M€ (123M$) que la plateforme de commerce B2B est parvenue à collecter depuis sa création en 2016 à Lagos par Onyekachi Izukanne (actuel CEO), Michael Ukpong et Ruke Awaritefe. Réunissant sur une même plateforme des marques internationales de grande consommation, des grossistes et des petits détaillants - rendant ainsi les produits plus accessibles et abordables - l'entreprise d'e-commerce revendique être passée de 40 000 utilisateurs l’an dernier à plus de 100 000 à l’heure actuelle.

 

Transports & logistique : Starlite Aviation / SAF (Afrique du Sud / France)

© Starlite Aviation

© Starlite Aviation

Soutenu par Oaktree Capital, Bpifrance, BNP Paribas Développement et Crédit Agricole des Savoie (relire l’article de 2017 SAF héliporte de nouveaux actionnaires sur CFNEWS), le groupe savoyard de services héliportés SAF s’empare - pour un montant demeurant confidentiel - de l’opérateur sud-africain Starlite Aviation, et se rebaptise à cette occasion SAF Aerogroup. Ce build-up constitue un changement d’échelle notable pour l’acquéreur, qui non seulement confirme sa position de leader français, mais s’affirme surtout comme un acteur majeur du secteur des services héliportés dans le monde, en s’ouvrant de nouveaux marchés en Afrique et au Moyen-Orient. Spécialiste des missions de secours et d’évacuation médicale en milieu difficile au moyen d’hélicoptères lourds et d’avions, ainsi que des drones et de la formation, Starlite Aviation soutient notamment l’Union Européenne sur le théâtre d’opérations militaires en Afrique. La société fondée en 1999 par Slade Thomas et Karl Kebert, et aujourd’hui dirigé par Gareth Schnehage, a engrangé quelque 33 M€ de revenus en 2020 (40 M$) avec 150 à 200 personnes (selon ses contrats), qui viennent ainsi renforcer les capacités du groupe savoyard, lui permettant de franchir dès l’an prochain la barre des 89 M€ (100 M$) de chiffre d’affaires, et de viser d’ici trois ans 133 M€ (150 M$). (Pour plus de détails, lire l’article SAF prend de l’envergure sur CFNEWS).

 

Services informatiques & infrastructures numériques : Networks Unlimited / Exclusive Networks (Afrique du Sud / France)

© Networks Unlimited

© Networks Unlimited

Après s’être introduit en Bourse en septembre dernier (relire article Exclusive Networks s'édite sur Euronext sur CFNEWS), Exclusive Networks, distributeur mondial de logiciels de sécurité informatique et de cybersécurité valorisé 1,8 Md€ lors de son IPO, prend pied en Afrique subsaharienne avec le rachat de son confrère sud-africain Networks Unlimited (voir fiche opération sur CFNEWS). Cette opération marque la création de la région Moyen-Orient et Afrique (MEA) au sein de l’entreprise cotée, placée sous la direction de Nathan Clements et qui aura vocation à accompagner les partenaires locaux et mondiaux. « C'est l'acquisition idéale pour nous en Afrique - je suis heureux d'accueillir Networks Unlimited dans la famille Exclusive et je pense que ceci apportera de nombreuses opportunités à l’ensemble de nos partenaires », a déclaré Jesper Trolle, P-dg d'Exclusive Networks. « Il existe de fortes synergies dans nos cultures, nos propositions de valeur et nos portefeuilles de fournisseurs, qui étendent nos partenariats mondiaux avec Fortinet, SentinelOne, F5 et bien d'autres. Au-delà d’étendre notre empreinte mondiale, le marché africain représente un énorme potentiel pour le Groupe que nous pouvons maintenant adresser à partir de bureaux à travers le continent et de notre centre logistique régional aux EAU, ce qui complète notre activité déjà établie en Afrique du Nord. »
Fondée en 1994 à Centurion (Gauteng) en Afrique du Sud, la cible, qui dispose aussi d’entités opérationnelles au Kenya et à l'île Maurice, fournit des solutions de cybersécurité et d'infrastructure numériques sur trente-huit marchés africains (dont le Nigeria et le Ghana), où elle travaille avec de nombreux partenaires. Son directeur général, Anton Jacobsz, et ses deux co-fondateurs, Craig Copeland et Wayne Bird, conserveront à la fois des titres de la société et leur rôle de dirigeants, aux côtés de The Love Trust, partenaire B-BBEE (Broad-Based Black Economic Empowerment) de la société en Afrique du Sud. Une fois l’intégration achevée, à savoir en début d’année prochaine, Networks Unlimited opérera sous la marque Exclusive Networks.

 

Infrastructures routières & Transport : La Transgabonaise / Société autoroutière du Gabon / Meridiam / Arise Infrastructure Services / État gabonais (Gabon / France)

La Transgabonaise, une vue de l'état du réseau routier national au Gabon © D.R 

La Transgabonaise, une vue de l'état du réseau routier national au Gabon © D.R 

La Société autoroutière du Gabon (SAG), une joint-venture entre le fonds d’investissement français Meridiam (spécialisé dans le financement d’infrastructures publiques) et Arise (la plateforme conjointe du singapourien Olam International et de l’institution Africa Finance Corporation pour les activités infrastructures en Afrique), a obtenu le 16 novembre dernier 99 M€ (65 MdXAF) de la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), dans le cadre d’une première tranche de travaux de réhabilitation de l’autoroute dite « Transgabonaise » et d’une étude de faisabilité globale (voir fiche opération avec les conseils sur CFNEWS INFRA). La JV s’était vu accorder au préalable, l’an dernier, 61 M€ (40 MdXAF) de la part de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie du Gabon (BICIG). Ces deux financements permettront d’accélérer les travaux grâce à des études techniques environnementales et économiques sur l’ensemble du tracé entre Libreville et Franceville. C’est en octobre 2019 qu’avait été signé le PPP entre l’État gabonaisMeridiam et Arise Infrastructure Services relatif au réaménagement et à l’exploitation de cette route de 780 km, la plus longue du Gabon, traversant le pays d’est en ouest à travers cinq des neuf provinces, et qui se trouve dans un état très dégradé depuis plusieurs années (relire bulletin #67). Son réaménagement (sur près d’une centaine de kilomètres, pour la première étape) apparaît donc déterminant pour le développement économique du pays et le désenclavement de certains territoires. « Nous sommes actuellement en phase de développement de ce projet. Nous avons entamé un premier tronçon entre le PK 24 et le Pk 105, réalisé par un constructeur actuellement, et qui est en train d’accélérer cette phase de travaux. Nous sommes très heureux aujourd’hui de pouvoir boucler notre période de développement avec l’aide de la BDEAC », a déclaré Sélim Bejaoui, directeur général de la SAG. Les travaux relatifs à cette infrastructure routière avaient débuté en septembre 2020, avec la construction - toujours en cours - d’un premier tronçon de 81 km (relire bulletin #109). Ce dernier devrait être livré en mars prochain, tandis que la finalisation du chantier est prévue pour 2023.

 

Matières premières & industrie minière : mine et usine d’Okanjande / mine au Lac des Îles / Imerys / Northern Graphite Corporation (Namibie / France / Canada)

© Imerys

© Imerys

Fort de 3,8 M€ de chiffre d’affaires avec 16 400 salariés en 2020, le fournisseur coté de minéraux à l'industrie Imerys, basé à Paris, s’apprête à céder des actifs non stratégiques de graphite naturel en Afrique et en Amérique du Nord. La transaction englobe sa mine d’Okanjande et son usine de graphite naturel mise sous cocon dans le nord de la Namibie, ainsi que sa mine de graphite naturel au Lac des Îles, au Canada, qui fournit principalement des produits pour les applications réfractaires et d'ingénierie. Générant environ 15 M€ de revenus par an avec cinquante salariés, ces actifs sont repris par Northern Graphite Corporation, entreprise cotée canadienne spécialisée dans le développement de produits technologiques à base de minéraux, qui débourse en contrepartie environ 40 M€ (voir fiche opération sur CFNEWS). Imerys continuera à développer des matériaux innovants pour le marché en forte croissance des batteries lithium-ion pour véhicules électriques, grâce à ses actifs de Bodio, en Suisse (production de graphite synthétique) et de Willebroek, en Belgique (production de noir de carbone). Le groupe tricolore poursuivra par ailleurs le développement de sa production de graphite naturel transformé à haute valeur ajoutée (principalement destiné aux polymères et aux applications industrielles) à Terrebonne, au Canada.

 

Transport, e-commerce & services financiers : Gozem / Asia Africa Investment & Consulting / Thune / Momentum Ventures / Innoport Ventures / CMC Ventures / Liil Ventures (Togo / Afrique centrale et de l’Ouest / Singapour / Allemagne / Mexique)

© Gozem

© Gozem

La start-up d’e-services Gozem, basée à Lomé et Singapour, mobilise 4,4 M€ (5 M$) auprès des singapouriens Asia Africa Investment & Consulting (AAIC), Thunes (ex TransferTo), CMS Ventures (National Express) et Momentum Ventures (SMRT), de l’allemand Innoport Ventures (Schulte Group) et du mexicain Liil Ventures (branche de capital-risque du groupe de transport Mobility ADO). Service digital de transports à la demande à l’origine (moto-taxis, voitures et tricycles), offrant désormais plusieurs types de services logistiques et financiers en Afrique francophone via son application, la société est aujourd’hui active dans son pays natal, le Togo, ainsi qu’au Bénin, au Gabon et au Cameroun, marchés sur lesquels plus de 800 000 utilisateurs seraient enregistrés. Depuis sa fondation en 2018, elle aurait effectué plus de cinq millions de courses. Grâce à sa série A, elle financera l’extension de son réseau en RDC, au Sénégal et en Côte d’Ivoire, avec l’ambition de prendre pied dans toute la région au cours de l’année à venir. Elle utilisera également les fonds levés afin de poursuivre son opération de financement d'actifs pour ses chauffeurs, en utilisant le modèle de location avec option d'achat qui consiste à fournir des véhicules à ceux-ci. Au cours de précédents cycles de financement, incluant des dettes convertibles en actions et des apports en fonds propres, la start-up aux 250 salariés avait déjà levé plus de 6 M€ (7 M$), soit un montant total de ressources collectées avoisinant les 11 M€ (12 M$).

 

Étude : l’Observatoire semestriel des transactions en Afrique (KPMG)

© KPMG

© KPMG

KPMG vient de publier l’Observatoire semestriel des transactions en Afrique, la première étude continentale de cette taille consacrée aux volumes d’acquisitions répartis par région, type d’investisseurs et secteur. Ce bilan général donne un aperçu de l’évolution des tendances d’investissement en Afrique, sans perdre de vue les écueils liés à l’hétérogénéité des cinquante-quatre pays du continent, au poids de son économie informelle et à l’accès inégal aux données dont la fiabilité demeure variable. Sur les 433 opérations recensées à la fin du premier semestre 2021 (soit une augmentation de 20 % par rapport à la même période de l’année précédente, qui s’explique essentiellement par un nombre accru d’investissements étrangers), les secteurs financiers s’arrogent la part du lion avec 17 % de ces transactions. Suivent l’énergie et les infrastructures (12 %), le secteur minier (10 %), les biens de consommation et la distribution (10 %), les télécoms et médias (8 %). L'étude ne montre pas d'évolution notable de la répartition des transactions par catégories d'investisseurs : les entreprises dominent toujours (63 % contre 58 % l'an précédent), suivi par les fonds d'investissements et holdings (27 % contre 25 % au premier semestre 2020). En ce qui concerne la répartition par pays, le rapport met en exergue le relatif déclin de l’Afrique du Sud, puisque si elle conserve sa première position en termes de plus grand nombre d’opérations (122), sa part dans le total est passée de 45 % en 2020 à 37 % en 2021. Viennent ensuite l'Égypte (99 transactions), le Maroc (28 transactions, + 1 place par rapport à 2020), le Nigeria (27 transactions, - 1 place) et la Côte d'Ivoire, qui fait son entrée dans le top 5 avec 14 transactions, devançant ainsi le Kenya. De manière globale, les pays d’Afrique francophone ont progressé dans le classement, enregistrant 104 opérations contre 76 pour la période correspondante de 2020. Dans le contexte de la crise liée à la pandémie, les pays qui ont su le mieux tirer leur épingle du jeu s’avèrent ceux ayant cherché à diversifier leurs secteurs porteurs, à l’instar de l’Égypte ou de la Côte d’Ivoire.

 

Nouveau cabinet de conseil : Loucif + Co (Afrique / Algérie)

Rym Loucif, Loucif + Co

Rym Loucif, Loucif + Co

Loucif + Co : tel est le nom du nouveau cabinet de conseil juridique indépendant qui vient de naître en Algérie, à l’initiative de Rym Loucif. Devenue avocate en 2005, elle a développé son expertise en droit des affaires à Paris et Alger au sein de plusieurs cabinets internationaux : Willkie Far & Gallagher (2005-2010), Gibson, Dunn & Crutcher (2010-2011), Gide Loyrette Nouel (2011-2018) puis LPA-CGR, où elle a exercé comme partner d'avril 2018 à novembre 2021. Revenue s’installer il y une dizaine d’années dans son pays d’origine, l’Algérie, elle s’inscrit avec la création de Loucif + Co dans la tendance récente d’émergence de cabinets africains fondés par des avocats originaires du continent. Dédiée aux investisseurs porteurs de projets en Afrique, la nouvelle entité s’intéressera plus particulièrement à des secteurs hautement réglementés et structurants pour l’économie algérienne tels que l’énergie pétrolière et gazière, l’industrie pharmaceutique ou encore les infrastructures, et fera également office de relais local pour des cabinets internationaux dépourvus d’antenne en Algérie.

 

Nomination - Association : AMIC (Maroc)

Mouna Hassani, AMIC

Mouna Hassani, AMIC

Après quatorze ans au sein de l’Association Marocaine des Investisseurs en Capital (AMIC), Françoise De Donder quittera la semaine prochaine son poste de déléguée générale, afin de  « retourner vers [s]a terre natale et relever un nouveau défi professionnel ». Mouna Hassani, associée fondatrice du cabinet MHP Consulting - spécialisé dans le management de l’innovation responsable, et l’accompagnement de start-up - la remplacera dans ses fonctions. Équivalent de France Invest au Maroc, l'AMIC est l’unique association professionnelle du royaume chérifien spécialisée dans le métier du capital-investissement. Créée en 2000 à Casablanca, elle vise à fédérer, représenter et promouvoir l’industrie marocaine du private equity auprès d’investisseurs locaux et internationaux, des pouvoirs publics et des entrepreneurs.

 

Événements :

  • 8 décembre (12h - diffusion en direct) : concours du meilleur Pitch Entrepreneurial décerné par la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) et Women In Africa (WIA), auquel participeront dix entrepreneuses marocaines, préalablement sélectionnées au mérite, à l’issue de deux semaines de formations intensives sur le leadership féminin sous toutes ses formes (dont la communication et la prise de parole en public). Chaque candidate disposera de cinq minutes pour présenter son projet devant le jury - composé de personnalités marocaines - puis aura ensuite cinq minutes supplémentaires pour répondre aux questions. Trois d'entre elles recevront un prix et auront l'opportunité de recevoir un accompagnement par la BERD et WIA dans le développement de leur projet et leur recherche de fonds.
  • Washington D.C., Amsterdam et Nairobi, 8-9 décembre : sommet virtuel sur le financement de l’off-grid organisé par l’Association mondiale pour l’industrie de l’énergie solaire hors réseau (Gogla), en partenariat avec le Global Distributors Collective, (ou GDC, une initiative qui aide les distributeurs à améliorer leurs performances commerciales et à réduire les coûts) et GET.invest (programme européen soutenant les investissements dans les EnR décentralisées dans les pays en développement). La rencontre virtuelle réunira près de cinq cents participants de plus de cent pays qui tableront sur la place de l’énergie solaire hors réseau dans l’adaptation et la résilience face au changement climatique. La rencontre concerne les investisseurs, les entreprises et les partenaires au développement qui discuteront des sources et des instruments en vue de l’augmentation des flux de capitaux nécessaires au développement de l’industrie de l’énergie solaire hors réseaux dans le monde, et particulièrement en Afrique. 

 

Et aussi...

  • Le spécialiste bordelais de l’éclairage solaire et connecté Sunna Design remporte un contrat de 40 M€ au Togo, portant sur la fourniture et l’installation de 50 000 lampadaires solaires connectés dans plusieurs milliers de villages ruraux non électrifiés, ainsi que la maintenance et la fourniture de services associés pendant douze ans, sous forme de Partenariat Public-Privé (PPP).
  • L’agence Expertise France, fer de lance de la coopération technique française à l’international, ouvrira un bureau régional Océan Indien aux Comores en 2022, qui couvrira les Comores, Madagascar, Maurice et Seychelles.
  • Chariot, une entreprise britannique engagée dans la transition énergétique orientée vers l’Afrique, s’allie avec Total Eren, filiale de la compagnie pétrolière française TotalEnergies, dans l’optique de fournir de l'énergie verte au secteur minier. Elle pourra investir entre 15 et 49 % dans les projets solaires et éoliens co-développés avec Total Eren.
  • Dans le cadre de sa troisième opération de financement conclue avec Proparco, la holding nigériane de services financiers First City Monument Bank (FCMB) obtient près de 42 M€ (47 M$), sous la forme d'un prêt assorti d'une garantie, afin de soutenir des projets liés au climat et des PME à fort impact.
  • La Banque Européenne d’Investissement (BEI) octroie une nouvelle facilité à long terme de 30 M€ au Development Bank of Rwanda (BRD) destinée aux entreprises rwandaises, par le biais de son mécanisme de réponse rapide à la crise Covid-19 en Afrique de l’Est, et par les fonds propres de la BRD.
  • La Côte d'Ivoire et la France signent un accord de financement de 50 M€ en faveur du Projet d'aménagement des quartiers restructurés d'Abidjan (PARQA), qui vise à renforcer les services urbains tels que l'électricité, l'éclairage public, l'eau potable et les eaux usées, ainsi que les matériels scolaires, sportifs et espaces publics, mais aussi à réduire les risques d'inondation et d'améliorer la salubrité, et de désenclaver les zones ciblées.
  • Le retailer dubaïote OLA Energy s’appuie sur l’entreprise française Midas afin de poursuivre son déploiement panafricain. Les deux entreprises vont collaborer afin d’offrir de nouveaux services de proximité aux automobilistes sur le continent africain, grâce à  l’implantation d’ateliers Midas dans une sélection de stations-service du réseau panafricain d’OLA Energy.
  • Dans le cadre d’un partenariat de trois ans fraîchement scellé, le distributeur français CFAO devient le premier partenaire privé panafricain de l’ONG dakaroise ALIMA (The Alliance for International Medical Action), s’engageant à faciliter le déploiement rapide de l’aide médicale lors de situations de crise, ainsi qu'à soutenir la formation des professionnels de santé pour répondre à l’important besoin en ressources humaines locales qualifiées.
  • Engie PowerCorner, filiale du groupe hexagonal Engie, obtient l'autorisation d'installer un mini-grid solaire conteneurisé à Dohouè au sud du Bénin. L’entreprise compte déployer vingt-deux mini-grids solaires dans les zones rurales béninoises d’ici 2023.

 

Bonne fin de semaine et à mardi prochain !

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