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Afrique #76 : Metier, Land’Or, Masria Digital Payment, Flutterwave...

PAR  | 21 janvier 2020 | 3173 mots
Le Metier Sustainable Capital International Fund II investira dans les énergies renouvelables, l'efficacité des ressources et l’efficacité énergétique à travers l’Afrique.

Le Metier Sustainable Capital International Fund II investira dans les énergies renouvelables, l'efficacité des ressources et l’efficacité énergétique à travers l’Afrique. - © Proparco

Fonds - Infrastructures & EnR : Metier / Proparco / BAD / FMO ( Afrique du Sud / France / Pays-Bas / Afrique)

Le fonds sud-africain Metier vient de réunir 102 M€ (113 M$) pour son deuxième véhicule axé sur les infrastructures durables, le Sustainable Capital International Fund II, auprès de plusieurs institutions de financement du développement dont Proparco , la filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) dédié au secteur privé, qui a investi 9 M€ (10 M$). Parmi les autres contributeurs de ce premier closing figurent la Banque Africaine de Développement (à hauteur de 18 M€ soit 20 M$), et FMO , la société néerlandaise de financement du développement (13,5 M€, soit 15 M$), aux côtés d’autres institutionnels publics européens. Visant une enveloppe finale de plus de 135 M€ (150 M$), le Sustainable Capital International Fund II a vocation à contribuer directement au renforcement du secteur privé et à l'action climatique en Afrique du Sud et de l’Est, conformément aux Objectifs de Développement Durable (ODD), adoptés par la communauté internationale en 2015. À court terme, les projets qui devraient être financés par le véhicule pourraient en effet entraîner la création de 1 700 emplois et la réduction des émissions de l’équivalent de plus de 220 000 tonnes de CO2 par an. Il compte par ailleurs réaliser au Kenya et en Ouganda des projets de centrales - solaires, éoliennes ou hydroélectriques - susceptibles d’améliorer l’accès d’environ 390 000 personnes aux énergies vertes. Créé en 2014 et développant des projets de production d’électricité pour des usages commerciaux et résidentiels, Metier gère au total quatre véhicules d'investissement, dont un autre consacré aux infrastructures, et deux consacrés aux entreprises de taille intermédiaire. Bien implanté en Afrique du Sud, il est également actif dans d’autres pays d’Afrique subsaharienne. Proparco a joué un rôle déterminant dans cette levée, notamment en veillant à l’alignement de la stratégie du fonds et du processus de décision d'investissement avec l’accord de Paris sur le climat. Son engagement dans un véhicule dédié aux infrastructures durables s’inscrit dans sa politique de soutien aux projets d'énergies renouvelables, d'efficacité des ressources et d'efficacité énergétique sur le continent. En 2016, l’AFD avait déjà investi aux côtés du français Averroes Finance dans le second véhicule de capital de croissance de Metier, via FISEA, le fonds d'investissement et de soutien aux entreprises en Afrique détenu par l’Agence Française de Développement et conseillé par Proparco.

 

Bourse - Agroalimentaire / Services financiers : Land’Or / Masria Digital Payment / AfricInvest (Tunisie / Égypte)

Produits fromagers de la marque tunisienne Land'Or

Produits fromagers de la marque tunisienne Land'Or - © Land'or

Le capital-investisseur AfricInvest (1,4 Md€ soit 1,5 Md$ d’actifs sous gestion) vient de réaliser deux opérations en Afrique du Nord via son véhicule Maghreb Private Equity IV (MPEF IV) . Le premier concerne la firme agroalimentaire tunisienne Land’Or, cotée à la bourse de Tunis, dans laquelle il a acquis 1,8 million de nouvelles actions, représentant 16,2 % de parts du capital de ce spécialiste de produits fromagers. MPEF IV passe ainsi de 5,4 % à 21,6 % de parts. Il était entré au capital de Land’Or en 2018 afin d’accompagner son développement en Afrique subsaharienne et au Moyen-Orient. Fort d’un chiffre d’affaires d’environ 36 M€ (112 MTND) en 2018, le leader tunisien de l’industrie fromagère, fondé en 1994 par Hatem Denguezli et Hichem Ayed, concentre son activité en Tunisie, en Libye et au Maroc. Lancé en 2017, MPEF IV soutient des PME nord-africaines bien établies sur leurs marchés locaux et susceptibles de renforcer leurs activités au niveau régional, par le biais d’investissements compris entre 8 et 25 M€. En décembre 2018, il a réalisé son closing final à194 M€, légèrement en-dessous des 200 M€ espérés (voir bulletin #31 ). Multisectoriel, il détient un portefeuille d’entreprises actives dans les secteurs de la santé, de l’agroalimentaire et des services financiers.  

Ismail Talbi, AfricInvest

Ismail Talbi, AfricInvest

C’est dans ce dernier secteur qu’il fait également parler de lui actuellement, avec le partenariat capitalistique qu’il vient de nouer avec Masria Digital Payment (MDP), principal fournisseur de solutions de paiement et de cartes à puce en Égypte, générant environ 16 M€ (18M$) de chiffre d'affaires avec 250 collaborateurs. Son président Amr Rashad Nafie compte sur ce rapprochement pour renforcer la présence de son entreprise sur l’ensemble de la chaîne de valeur des paiements, notamment en s’aventurant dans le domaine du paiement numérique, et en s'appuyant sur les antécédents d'AfricInvest sur le continent africain et dans le secteur financier. Fondée en 2003 sous le nom de Masria Card S.A.E, la fintech possède la plus grande part de marché sur son marché national, et a étendu sa présence sur trois continents, dans plus de trente-cinq pays majoritairement africains. AfricInvest prend une participation minoritaire significative dans son capital, le reste demeurant aux mains de la famille Nafaa. « Ce partenariat reflète le type d'opportunités qu'AfricInvest poursuit, en mettant l'accent sur la croissance durable, l'expansion régionale, l'innovation, une forte capacité de gestion et une visibilité claire en ce qui concerne la création de valeur pour les parties prenantes. », a commenté Ismail Talbi, partenaire d'AfricInvest et directeur d'AfricInvest Égypte. EFG Hermes Investment Banking et Al Tamimi & Company ont respectivement agi en tant que conseiller financier et conseiller juridique de la cible, tandis qu’AfricInvest s’est fait conseiller par PwC Transaction Services sur le plan financier et le cabinet d’avocats international White & Case .

 

Services financiers : Flutterwave / Greycroft  / eVentures / Worldpay (États-Unis / Nigeria)

Olugbenga Agboola, Flutterwave

Olugbenga Agboola, Flutterwave

La fintechFlutterwave, basée à San Francisco et Lagos, lève 31,5 M€ (35 M$) lors d’un tour de table de série B mené par les VC américains Greycroft et eVentures , auquel ont également participé Visa , Green Visor Capital, Fis (tous basés aux États-Unis) et le fonds de capital-risque sud-africain CRE Venture Capita l . Ces nouvelles ressources lui permettront d’investir dans le développement technologique et commercial afin d'accroître sa part de marché dans les pays où elle opère déjà (à savoir Nigeria, Ghana, Afrique du Sud, Ouganda, Kenya, Tanzanie, Zambie, Rwanda et Royaume-Uni). Fondée en 2016, la pépite californienne fournit des services de paiement B2B pour les entreprises opérant en Afrique afin de payer d'autres entreprises sur le continent et à l'étranger. Plus qu’une simple entreprise de technologie de paiement, elle ambitionne de fournir davantage de solutions pour répondre aux besoins plus larges de ses clients - parmi lesquels Uber , Booking.com ou encore Jumia ). En tirant profit de son expertise sectorielle autour de l'éducation, des voyages, des jeux, du commerce électronique, des entreprises de technologie, Flutterwave vise à offrir plus de capacités pour ce que ces clients veulent faire en Afrique : « Si vous êtes une organisation caritative qui veut collecter des fonds pour la recherche sur le cancer au Ghana, ou si vous voulez vendre en ligne, ou si vous êtes Cardi B...qui veut faire des concerts en Afrique...nous voulons pouvoir mettre en place des paiements, écrire le code et créer la plateforme pour ces besoins », a déclaré son P-dg Olugbenga Agboola. Revendiquant avoir traité 107 millions de transactions pour une valeur de 4,9 Md€ (5,4 Md$), la start-up vient en outre de nouer un partenariat avec son compatriote Worldpay FIS pour les paiements en Afrique. « Grâce à ce partenariat, tout commerçant Worldpay en Europe ou aux États-Unis peut accepter tout paiement africain. Si quelqu'un va payer Netflix avec une carte africaine, ça marche tout simplement », a expliqué son dirigeant. Au total, la société a mobilisé 49,5 M€ (55 M$) en moins de quatre ans d’existence.

 

Nouveau fonds : Samurai Incubate Africa (Japon / Kenya / Afrique du Sud / Nigeria)

Page d'accueil du site du fonds Samurai Incubate Africa

Page d'accueil du site du fonds Samurai Incubate Africa - © Samurai Incubate Africa

Un nouveau véhicule dédié au continent africain vient d’être lancé par le VC japonais Samurai Incubate Africa(ex Leapfrog Ventures). D’une taille cible de 16,4 M€ (2 MdJPY), Samurai Africa Fund 2 General Partnership compte investir entre 41 K€ et 409 K€ (5 et 50 MJPY) au sein de start-up basées en Afrique du Sud, au Kenya et au Nigeria. A eux seuls, ces trois pays ont concentré l’an dernier plus de 75 % des transactions de capital-risqueen Afrique, selon un rapport du tech média WeeTracker. La firme nippone, qui célèbrera au printemps sa deuxième année d'existence, privilégiera les secteurs de la finance, des assurances, de la logistique, des soins de santé, du commerce de détail, de l’énergie et de l’agriculture. Son premier véhicule dédié au continent africain, fort de 4 M€, avait réalisé dix-huit financements d'amorçage sous le nom de Leapfrog Ventures en 2018-2019 (notamment au profit de la start-up logicielle kényane Biashara et de la fintech rwandaise Exuus). Son successeur ne se limitera pas aux entreprises en phase d'amorçage, mais financera également des jeunes pousses en série A.

 

Infrastructures : Arise Integrated Industrial Platforms / Africa Finance Corporation / Olam International (Gabon / Nigeria / Singapour / Afrique)

Arise, la plateforme conjointe du singapourien Olam International et de l’institution Africa Finance Corporation pour les activités infrastructures en Afrique a été scindée récemment en trois principales entités.

Arise, la plateforme conjointe du singapourien Olam International et de l’institution Africa Finance Corporation pour les activités infrastructures en Afrique a été scindée récemment en trois principales entités. - © Arise

Comme évoqué dans le précédent bulletin, Africa Finance Corporation (AFC) , institution multilatérale spécialisée dans le financement des infrastructures africaines (plus de 4 Md€ soit 4,5 Md$ d’actifs sous gestion), a déboursé 53 M€ (59 M$) fin 2019 pour racheter, auprès du groupe agro-industriel coté singapourien Olam, sa participation de 10 % dans le capital d’Arise Integrated Industrial Platforms (Arise IPP) . Cette entité, créée suite à la réorganisation des activités de la firme Gabon Special Economic Zone (GSEZ) , est dédiée aux opérations d’Arise dans des zones industrielles en Afrique. À l’issue de l’opération, Olam et AFC détiendront respectivement 49,5 % et 50,5 % du capital d’Arise IIP. La société comprend actuellement la zone économique spéciale de Nkok, un espace polyvalent d’une superficie de 1,126 ha, qui rassemble 143 investisseurs de dix-neuf pays, au service de l’industrie du bois. Des investissements dans d’autres zones industrielles en Afrique de l’Ouest sont en cours de finalisation. Mise en place en 2010 par Olam et l’État gabonais, Arise a été scindée récemment en trois principales unités. Outre Arise IIP, elle comprend Arise Port & Logistics (P&L) et Arise Infrastructure Services (IS). Ces trois entités distinctes s’attachent à identifier les opportunités dans les chaînes de valeur commerciales et industrielles en Afrique, puis conçoivent, financent, construisent et opèrent les infrastructures nécessaires, afin de permettre aux entreprises de se développement et de réaliser leur potentiel. Sur cette opération de cession, Olam a été conseillé par Linklaters .

 

Fonds - EnR : Fond d’accès à l’énergie off-grid pour une amélioration de l’inclusion énergétique / BAD / UE / KfW (Afrique / UE / Allemagne)

Salarié de BBOXX dans une zone rurale du Rwanda

Salarié de BBOXX dans une zone rurale du Rwanda - © Power Africa

Le Fond d’accès à l’énergie off-grid pour une amélioration de l’inclusion énergétique (FEI OGEF) bénéficie d’un financement de 85,5 M€ (95 M$) - dont 53 M€ de fonds propres et le reste en prêt - de la part notamment de la Banque Africaine de Développement (à hauteur de 27 M€), de l’UE et de la Banque allemande de développement (KfW) , afin de soutenir des projets et d’accompagner des entreprises actives dans ce sous-secteur de l’énergie off-grid. En novembre 2018, l’organisation dirigée par Harry Guinness avait déjà levé 52 M€ (58 M$). Cette manne financière lui avait notamment permis d’allouer 7,2 M€ (8 M$) à la société BBOXX pour l’extension de son activité de fourniture de kits solaires domestiques au Rwanda. Le kényan SunCulture , qui propose un système d’irrigation solaire aux petits fermiers, s’était quant à lui vu octroyer 2,2 M€ (2,5 M$).

 

Nomination - Avocats : CMS Francis Lefebvre (Afrique / France)

Deana D'Almeida, CMS Francis Lefebvre

Deana D'Almeida, CMS Francis Lefebvre

CMS Francis Lefebvre Avocats coopte Deana d’Almeida au poste d’associée afin de consolider sa pratique Afrique et son leadership sur le continent. Spécialiste de fiscalité internationale, notamment en Afrique francophone, la nouvelle associée avait rejoint l’équipe parisienne dédiée au continent africain en 2015, puis avait été promue Counsel Head of Tax - Africa Practice en 2018 (relire bulletin #14 ). Elle exerce aux côtés des associés Pierre Marly (droit des affaires, M&A) et de Cendrine Delivré (projets et infrastructures), dont l’arrivée en septembre 2019, accompagnée de trois collaborateurs, avait déjà permis de renforcer sensiblement la pratique Afrique du cabinet. Celle-ci compte à ce jour treize avocats, qui travaillent en étroite collaboration avec les filiales de CMS Francis Lefebvre Avocats en Algérie et au Maroc, ainsi qu’avec les différentes équipes Afrique des cabinets membres de CMS. (Pour plus de détails, lire l’article Francis Lefebvre Avocats promeut  sur CFNEWS.)

 

Nomination - Avocats : Asafo & co (Maroc / France)

Kawtar Raji-Briand, Asafo & Co

Kawtar Raji-Briand, Asafo & Co

Asafo & co , le cabinet 100 % dédié au continent africain fondé l’an dernier par le togolais Pascal Agboyibor , est en plein essor. Outre Alain Gauvin (relire bulletin #74 ), le jeune cabinet accueille ce mois-ci Kawtar Raji-Briand en qualité d’of counsel. Elle exerçait jusqu’à présent au sein de LPA-CGR Avocats depuis 2009, et préside par ailleurs le comité juridique de l’Asmex, association marocaine des exportateurs. Basée à Casablanca, elle sera placée sous la responsabilité d’Alain Gauvin et contribuera à développer le pôle réglementation bancaire, financière et des produits d'assurance. Asafo & Co disposé d’un siège social à Paris et d’antennes à Abidjan, Johannesbourg, Casablanca et Alger au Maroc, ainsi que Mombasa et Nairobi au Kenya.

 

Et aussi...

  • Elsan , opérateur français de cliniques privées, renforce son implantation au Maroc avec l’intégration de l’Hôpital privé Day à Beni Mellal, en cours de construction, qui fait suite à son acquisition de la Clinique Ville-Verte à Bouskoura en 2017 et de la Clinique des Oliviers à Settat en 2019, toutes deux non loin de Casablanca 
  • Kerlink , spécialiste tricolore coté des solutions dédiées à l'Internet des Objets (IoT), s’étend en Afrique du Sud et ajoute IoTdc à la liste de ses distributeurs de solutions d'équipements connectés et d'applications liées à l'IoT.
  • Au Niger, un consortium d’entreprises composé du producteur français d’EnR Vergnet , de l’indien Sterling and Wilson, et de SNS, partenaire de Vergnet depuis trente ans au Niger, remporte le marché de la centrale hydride d’Agadez face à six concurrents. Financé par l’AFD et l’UE à hauteur de 32 M€, ce projet est constitué de 18,9 MWc solaires, 10 MWh de stockage et 3 x 2,6 MW de groupes diesel.
  • En Tunisie, un consortium formé du géant français Engie et de l’entreprise Nareva, filiale du groupe marocain Al Mada, vient d’été choisi pour la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 120 MWc dans le gouvernorat de Gafsa.
  • Mubawab, un site marocain d’annonces immobilières contrôlé à hauteur de 51 % par le groupe immobilier dubaïote Emerging Markets Property Group (EMPG) depuis 2018, bénéficie d’un apport supplémentaire de 6,3 M€ (7 M$) afin de renforcer ses effectifs, qui devraient passer de 150 collaborateurs à 250 d’ici la fin de l’année.
  • Société Générale Maroc et Yamed Capital (promoteur immobilier basé à Amsterdam avec un bureau à Casablanca) viennent de créer une JV détenue à 50/50, Nema Capital, société commune de placement collectif en immobilier (OPCI) qui sera active au sein du royaume chérifien. 
  • CFAO Technology & Energy (CFAO T&E), division du distributeur français CFAO qui développe en Afrique une offre de services dans le domaine des infrastructures technologiques, des ascenseurs et de l’énergie BtoB, déménage son siège social au Sénégal et réorganise ses activités autour de trois centres régionaux au Sénégal, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, dans l’optique de se déployer au plus près de ses clients sur le continent et de faciliter l’accompagnement des projets panafricains.
  • Un nouveau fonds de 9 M€ (10 M$) au profit des PME somaliennes vient d’être porté sur les fonts baptismaux : le Nordic Horn of Africa Opportunities Fund, initié par l’institution de financement du développement norvégienne Norfund , sa consœur danoise  IFU , le fonds somalien Shuraako, et l’ONG américaine Arsenault Family Foundation. Il s’agit de l'un des premiers fonds d'investissement commerciaux ayant vocation à soutenir les PME en Somalie.

 

Bonne fin de semaine et à mardi prochain.

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