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Chronique

Afrique : BPCE, Partech Africa, Total, Altran...

PAR  | 09 octobre 2018 | 3894 mots
Bulletin Hebdo Afrique

#22 : Cessions BPCE ; L'Oréal investit dans Partech Africa ; JV Total - Sonatrach ; JV Magna - Altran... Chaque semaine, CFNEWS résume l'actualité économique en Afrique.

 

Banque : BPCE / BCP (France / Maroc / Afrique)

Présentation officielle du Groupe BPCE - ©groupebpce.fr

Présentation officielle du Groupe BPCE - ©groupebpce.fr

Le groupe bancaire Banque populaire Caisse d'épargne (BPCE) vient de retenir l’offre du marocain Banque Centrale Populaire (BCP) , en vue de la cession de ses participations dans quatre banques africaines : 68,5 % dans la Banque Internationale du Cameroun pour l’Épargne et le Crédit (BICEC) , troisième acteur bancaire du Cameroun ; 71 % dans la Banque Malgache de l’Océan Indien (BMOI) , quatrième acteur bancaire de Madagascar ;  100 % dans la Banque Commerciale Internationale (BCI) , quatrième acteur bancaire de la République du Congo ; et enfin 60 % dans la Banque Tuniso-Koweitienne (BTK) , acteur historique du secteur bancaire de Tunisie. Les quatre banques regroupent au total 1 886 collaborateurs dans 117 agences et centres d’affaires, et ont réalisé l’an dernier un PNB agrégé de 184 M€. Les cessions sont respectivement valorisées 41 M€ (BICEC), 37 M€ (BMOI), 24 M€ (BCI) et 46 M€ (BTK). Elles s’inscrivent dans la stratégie d’expansion sur le continent du groupe bancaire marocain, conseillé par BNP Paribas , et désormais présent dans dix-sept pays africains et quatorze autres pays dans le monde . Désireux au contraire de quitter l’Afrique pour se recentrer sur d’autres marchés, BPCE recherchait pour cette quadruple cession un partenaire connaissant déjà très bien le continent, et ayant un projet de développement africain. Il est d'ailleurs actionnaire de BCP à hauteur de 4,5 % du capital.

 

Fonds : Partech Africa / L’Oréal (France / Afrique)       

L'Oréal investit dans le véhicule dédié à l'Afrique de Partech - ©loreal.fr

L'Oréal investit dans le véhicule dédié à l'Afrique de Partech - ©loreal.fr

Le leader mondial des cosmétiques L'Oréal  investit dans le fonds Partech Africa , lancé en janvier dernier au sein de Partech , et dédié au développement de projets « Tech » en Afrique. Cet investissement vise à « nouer des partenariats avec des startups et des entrepreneurs actifs dans le développement de produits et services innovants qui facilitent l'accès aux consommateurs situés dans des régions éloignées ou des environnements informels », et « soutenir ces entrepreneurs talentueux qui inventent de nouveaux usages technologiques dans tous les domaines, la distribution, la consommation », d’après le directeur général Europe de l'Est et Afrique, Moyen-Orient de L’Oréal, Alexandre Popoff. Réalisant 26 Md€ de chiffre d’affaires avec 82 600 collaborateurs, le groupe coté dirigé par Jean-Paul Agon confirme ainsi sa stratégie de financement des startups les plus prometteuses dans le secteur digital. Précédemment, il avait pris des participations dans les fonds de capital-risque Partech International Ventures, Founders Factory et     Raise Investissement. Lancé en début d'année avec une enveloppe de 57 M€ et une taille cible de 100 M€ (relire l’article Partech Ventures s'intéresse au continent africain sur CFNEWS), Partech Africa a déjà réalisé deux investissements : l’un dans TradeDepot au Nigeria (voir bulletin du 2 mai ) et le second dans le sud-africain Yoco (voir bulletin #15 ).

 

Hydrocarbures : JV STEP / Total / Sonatrach (France / Algérie)

Principaux actifs de Total en Algérie - ©total.com

Principaux actifs de Total en Algérie - ©total.com

Total  renforce sa coopération avec son confrère algérien Sonatrach avec la signature de deux nouveaux accords, dans le cadre de leur partenariat global scellé l’an dernier. L’un est un pacte d’actionnaires permettant de créer la joint-venture Sonatrach Total Entreprise Polymères (STEP), qui aura vocation à mener à bien le projet pétrochimique commun à Arzew , dans l’ouest de l’Algérie. Comme expliqué dans le bulletin du 15 mai lors de la signature de l’accord de construction, celui-ci comprend un complexe de déshydrogénation du propane et de production du polypropylène (PDH-PP) d’une capacité de 550 000 tonnes par an. Les deux partenaires (Sonatrach 51 % et Total 49 %) devraient lancer les études d’ingénierie dès novembre et commencer l’exploitation d’ici quarante à cinquante mois.

L’autre accord est un contrat de concession pour le développement conjoint du champ gazier d’Erg Issaouane sur le permis TFT Sud. Signé par les deux partenaires ainsi que par l’Agence Nationale pour la Valorisation des Ressources (Alnaft), l’accord prévoit des investissements de l’ordre de 349 M€ afin de valoriser les réserves du camp, estimées à plus de 100 millions de barils équivalent pétrole (bep). Depuis 1952, le géant français des hydrocarbures est un acteur historique de l’exploration-production en Algérie, où il est également actif dans la commercialisation de lubrifiants et de bitumes. La compagnie nationale algérienne des hydrocarbures - premier groupe pétrolier africain avec un chiffre d’affaires de 27,8 Md€ en 2017 - souhaite quant à elle faire de l’Afrique l’une de ses priorités stratégiques.

 

Automobile : JV MG2 / Magna / Altran (Maroc / France / Canada)

Meryem Chami

Meryem Chami, DG d'Altran Maroc

L'équipementier automobile canadien Magna International et Altran Technologies , groupe coté de conseil en ingénierie, s’associent au Maroc pour mettre en place la joint-venture MG2 . Située à Casablanca, elle sera spécialisée dans l’ingénierie automobile et bénéficiera des savoir-faire et compétences des deux groupes, grâce aux 500 ingénieurs environ qui la rejoindront. Fort de 33,9 Md€ de chiffre d’affaires en 2017 avec 173 000 employés, Magna International opère dans 28 pays mais était jusqu’à présent absent du continent africain. Fondé en 1982 et générant un chiffre d’affaires de 2,3 Md€, Altran est en revanche implanté dans le royaume chérifien depuis de nombreuses années. Sa filiale marocaine est dirigée depuis 2015 par Meriem Chami, ancienne DG d’OCP . Magna a été conseillé par le bureau casablancais de  Gide et Altran par PGAvocat et le cabinet d'audit Acden (voir fiche de l'opération sur CFNEWS).

 

Agroalimentaire : Merec / Proparco (France / Mozambique)

Merec industries, première boulangerie industrielle du Mozambique - ©Merec/Proparco

Merec industries, première boulangerie industrielle du Mozambique - ©Merec/Proparco

Merec Industries , leader de la production de farine et de produits à base de blé et maïs au Mozambique, fait entrer à son capital Proparco , filiale de l’Agence Française de Développement en charge du secteur privé dans les pays en développement. Cette prise de participation, d'un montant non dévoilé, a pour objectif de financer le développement de la toute première boulangerie industrielle du pays. Fondée en 1998, celle-ci s’est diversifiée depuis 2010 dans la seconde transformation (pâtes, biscuits et nourriture animale) et génère 1 200 emplois directs et indirects. Elle ambitionne aussi de s’étendre dans la sous-région Afrique australe. Proparco souhaite ainsi renforcer la sécurité alimentaire par la production locale de produits de première nécessité, conformément à son objectif de consacrer 1 Md€ au financement du secteur privé dans les pays fragiles d’ici 2020. Le continent représente la moitié de son activité annuelle. Amethis , gestionnaire de fonds ciblant le continent africain, et Kibo Capital Partners , qui dispose de bureaux à Maurice et au Kenya, ont également acquis une participation minoritaire au sein de Merec (voir la fiche opération sur CFNEWS).

 

Fonds - Agroalimentaire : Phatisa (Afrique du Sud)

Farming and Engineering Services, une société malawite d'ingénierie et de distribution d'équipements agricoles, soutenue par le véhicule AFF de Phatisa depuis 2013 - ©phatisa.com

Farming and Engineering Services, une société malawite d'ingénierie et de distribution d'équipements agricoles, soutenue par le véhicule AFF de Phatisa depuis 2013 - ©phatisa.com

Le fonds d’investissement mauricien Phatisa vient de clôturer la première levée de fonds de son troisième véhicule, le Phatisa Food Fund 2 (PFF 2), à près de 106 M€ (121,5 M$). Successeur de  l’African Agriculture Fund (AAF), il cible des sociétés valorisées entre 13 et 22 M€, dans le secteur de la mécanisation, des intrants, de la production de viande et avicole, de la transformation et de la production alimentaires, de la logistique, de l'agrégation et de la distribution en Afrique subsaharienne. A terme, son enveloppe globale devrait dépasser 261 M€ (300 M$) d’ici le deuxième semestre 2019. Phatisa a investi à ce jour 185,5 M€ (213 M$) dans des sociétés africaines représentant une production alimentaire de plus de 2,6 millions de tonnes. Axé sur l’agroalimentaire et le logement abordable, il gère actuellement trois fonds totalisant plus de 348 M€ (400 M$).

 

Nouveau fonds : Sogécapital Investissement de SG (France / Maroc)

Société Générale Maroc

Société Générale Maroc

La filiale au Maroc du groupe bancaire Société Générale se lance dans le private equity en mettant sur pied un nouveau fonds d’investissement dénommé Sogécapital Investissement, destiné à financer les PME marocaines. Il aura pour mission de gérer des Organismes de Placement Collectif en Capital (OPCC), véhicules qui seront entièrement dédiés aux entreprises locales et bénéficieront d’une transparence fiscale totale en matière de taxation de plus-values sur la cession de leurs participations. L’enveloppe allouée demeure inconnue, mais on estime qu'elle sera dotée de plusieurs dizaines de millions d’euros (soit plusieurs centaines de millions de dirhams) et qu’elle comprendra d’autres bailleurs de fonds locaux et internationaux outre le groupe Société Générale.

 

Bourse - Banque : Energy Bank (Ghana)

Energy Bank, la filiale au Ghana du nigérian Energy Group, va faire son entrée en bourse. L’offre publique initiale est présentée comme la plus importante de l’histoire du pays, après l’IPO record de la filiale locale de l'opérateur de téléphonie mobile sud-africain MTN Group (voir bulletin du 5 juin ). La banque ghanéenne devrait en effet lever 59,3 M€. Cette ressource financière devrait lui permettre de se conformer au relèvement des fonds propres requis par la banque centrale du Ghana d’ici la fin de l’année.

 

Bourse - Industrie minière : Kropz (Afrique du Sud / Royaume-Uni)

Le producteur sud-africain de phosphate Kropz rejoindra le marché alternatif de la Bourse de Londres d’ici la fin de l’année, afin de financer le développement de son principal site minier, situé à Elandsfontein (à l’Ouest de Pretoria), et rembourser sa dette. African Rainbow Capital, la branche d'investissement du groupe African Rainbow Minerals, sera l'investisseur pilier (cornerstone investor) dans le cadre de cette IPO. Une cotation secondaire sur le JSE demeure envisageable, selon son DG Ian Harebottle.

 

Événement : African Leadership Awards à Paris (10 novembre)

Samba Bathily, P-dg malien d'Africa Development Solutions (ADS), récompensé à l'édition 2017 des African Leadership Awards - ©africanleadershipawards2018.com

Samba Bathily, P-dg malien d'Africa Development Solutions (ADS), récompensé à l'édition 2017 des African Leadership Awards - ©africanleadershipawards2018.com

Le 10 novembre prochain au Méridien Étoile Porte Maillot à Paris, les décideurs africains et de la diaspora seront récompensés par la remise des distinctions des African Leadership Awards. Les entrepreneurs qui se sont illustrés sur le continent et à l’international seront mis à l’honneur. Sous l’égide du groupe Promo Consulting (agence de communication sénégalaise) en partenariat avec le Mouvement des Entreprises du Sénégal (MEDS) et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), l’événement sera présidé par plusieurs chefs d’État africains et le président de l’UEMOA, Abdallah Boureima.

 

Événement : Forum Africain des Infrastructures à Marrakech (15-16 novembre)

Onzième édition du Forum Africain des Infrastructures à Marrakech - ©Infomédiaire Maroc

Onzième édition du Forum Africain des Infrastructures à Marrakech - ©Infomédiaire Maroc

Organisée par I-conférences sous l’égide du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, la onzième édition du Forum Africain des Infrastructures (FAI) se tiendra à Marrakech le mois prochain. Plus de 400 acteurs publics et privés en provenance de plus de vingt pays sont attendus pour cet événement annuel et régional des infrastructures de transport en Afrique francophone. Les débats se focaliseront autour des problématiques des infrastructures de transport en Afrique du Nord, de l’Ouest et Centrale : la nécessité d’intégrer les partenariats public-privé (PPP) pour réaliser le saut infrastructurel, la compétitivité économique ainsi que l’innovation dans toutes ses formes. Les conférences visent à définir des stratégies pour accélérer le rythme de mise en œuvre et de réalisation des projets.

 

Étude : les Africaines championnes du monde de l’entrepreneuriat

Fatoumata Bâ

La Sénégalaise Fatoumata Bâ, ex-DG de la licorne africaine Jumia, fondatrice et P-dg de Janngo

Un rapport du cabinet Roland Berger révèle que les Africaines sont de loin les championnes du monde de l’entrepreneuriat féminin. 24 % d’entre elles se lancent dans la création d’entreprise, contre 17 % en Amérique latine et Caraïbes, 12 % en Amérique du Nord et 8 % en Europe et Asie centrale. Elles seraient à l'origine de 65 % de la richesse du continent. On peut citer par exemple Fatoumata Bâ , qui vient de réussir une levée de fonds d'1 M€ pour sa nouvelle société, Janngo , premier start-up studio à impact social d'Afrique (voir bulletin du 29 mai ) ; ou encore la Camerounaise Kate Kanyi-Tometi, fondatrice de Telcar Cocoa, qui domine les exportations africaines de cacao à hauteur de 30 % du marché, et se trouve aujourd'hui à la tête d'une fortune estimée à près de 240 M€. L’écart est significatif entre Afrique subsaharienne (26 % des femmes) et l’Afrique du Nord (8 %). Se lancer dans l’entrepreneuriat représente pour ces Africaines - généralement sous ou non diplômées - un moyen d’assurer leur subsistance et celle de leur famille. Nombreux sont toutefois les obstacles rencontrés : faute de moyens, de formation et de réseaux, près de 30 % de femmes entrepreneures africaines abandonnent leur activité en chemin selon Global Entrepreneurship Monitor 2017.

 

Étude : 2,1 Md€ levés en private equity au premier semestre

L'African Private Equity and Venture Capital Association, une association panafricaine promouvant l'investissement privé sur le continent - ©avca-africa.org

L'African Private Equity and Venture Capital Association, une association panafricaine promouvant l'investissement privé sur le continent - ©avca-africa.org

Selon un bilan publié par l'Association africaine de capital-investissement et de capital-risque (AVCA), les fonds de capital-investissement actifs en Afrique ont levé 2,1 Md€ entre janvier et juin, dont 1,5 Md€ dans le cadre de closings intermédiaires et 349 M€ lors de closings finaux. La valeur totale de ces levées de fonds a atteint près de 785 M€. 60 % d’entre elles ont été réalisées par des véhicules d’investissement dédiés aux infrastructures. L’Afrique de l’Ouest conserve son attractivité puisqu’elle a concentré 46 % des transactions à l’échelle continentale. Un autre rapport de l’AVCA et de PwC révèle que 23 % des fonds levés dans le cadre des IPO réalisées en Afrique entre 2010 et 2017 résultent des cessions de participations par des fonds de private equity, soit 30 IPO. Le JSE (Bourse de Johannesbourg) caracole en tête du classement en termes de volume et de valeur.

 

Et aussi...

  • Le Maroc vient de réaliser son émission inaugurale de sukuk souverains, des obligations islamiques visant à compléter son écosystème de finance participative lancé en janvier 2017. L’État s’est porté garant pour cette première émission, destinée à des investisseurs résidents, et dont le montant s’élève à 92 M€ environ (1 Md MAD). L’opération a été souscrite 3,6 fois par des banques et secondairement des institutionnels. La Banque participative Al Akhdar Bank, filiale du Groupe Crédit Agricole du Maroc (GCAM ) et de la Société islamique pour le développement du secteur privé (ICD PS), a été désignée en tant qu'établissement dépositaire. Les bureaux de Londres et Casablanca du cabinet Gide ont conseillé le Ministère de l’Économie et des Finances du Maroc. Clifford Chance est intervenu comme conseil juridique dans le cadre de l’arrangement et de la structuration de l’émission inaugurale.
  • Carrefour commencera à opérer en Ouganda d’ici janvier prochain : sa première surface commerciale ouvrira à Kampala, dans le centre commercial Mall Oasis, le même bâtiment qui abritait autrefois la grande surface du kényan Nakumatt, aujourd’hui au bord de la faillite. Même si l’arrivée du français coïncide avec une période de difficulté pour les grandes enseignes dans le pays - où le marché repose encore largement sur des petits magasins de proximité - le numéro deux mondial de la distribution peut se prévaloir d’une réelle expérience des marchés africains : déjà présent au Maroc, en Algérie, en Tunisie, en Égypte, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Kenya, il compte aussi s’implanter à terme au Gabon, au Congo et en RDC. Le géant de la distribution vient par ailleurs d’ouvrir son troisième magasin Carrefour Market à Agadir (Maroc), venant renforcer la présence de ce groupe dans le région qui compte désormais huit magasins.
  • AccorHotels ouvrira en 2021 son premier hôtel Pullman au Ghana. Situé au cœur d’Accra Airport City, il constituera le plus grand hôtel du pays avec 363 chambres et appartements équipés, ainsi que la première offre d’hébergement mixte du pays. Le géant français de l’hôtellerie y exploite déjà un ibis Styles ainsi que le Mövenpick Ambassador Hotel Accra. Il examine par ailleurs des opportunités d’implantation dans sept métropoles africaines - au Cap, à Nairobi, Dar es Salam, Addis-Abeba, Dakar, Abidjan et Kampala - afin de consolider sa présence sur le continent face à des concurrents comme l’Américain Radisson Hotels & Resorts.
  • La filiale marocaine de la Société Générale et Finea, filiale du groupe CGG , s’allient dans le cadre d’un partenariat visant à faire bénéficier des PME attributaires de marchés publics de solutions de financement sous forme d’avances couvertes par Finea. Ces entreprises pourront ainsi faire face aux décalages de trésorerie lors des différentes phases de réalisation des marchés publics.
  • Le français Proparco accorde un prêt de 87 M€ (100 M$) et syndique 43 M€ (50 M$) supplémentaires auprès de la DEG , l'institution allemande de financement du développement, au profit de Mauritius Commercial Bank (MCB) . Ce prêt de 130,7 M€ (150 M$) doit financer des entreprises et projets d'infrastructure à long terme à Maurice et en Afrique subsaharienne. Les deux acteurs européens avaient alloué à MCB une première facilité de 75 M€ en 2011.
  • Baloon, leader du courtage d’assurance digital créé en 2017 et basé à Paris, prend pied au Cameroun avec l’ouverture d’une filiale à Douala. Il poursuit ainsi son expansion sur le continent, après la Côte d'Ivoire et le Sénégal. Dans un premier temps, il proposera des offres en assurance automobile de deux grandes compagnies du marché local, AXA et Saham , avant de diversifier ses produits dans d’autres domaines.
  • Les États-Unis vont mettre en place une nouvelle institution de financement du développement, la Société américaine de financement du développement international (International Development Finance Corporation/ US IDFC), capable d’investir 52,5 Md€ (60 Md$) dans les pays en développement pour tenter d’y contrer l’influence grandissante de la Chine. L’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), l'actuelle institution de financement du développement du gouvernement américain, sera intégrée à la nouvelle entité et autorisée à investir dans des actions (et non pas seulement dans la dette, à la différence d’OPIC actuellement, ce qui la désavantage par rapport à ses consœurs chinoises et européennes).   
  • Faute d’un accord à l’amiable, Veolia saisit le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (Cirdi) et réclame plusieurs centaines de millions d’euros de dommages et intérêts à l’État gabonais, suite à son expulsion en février dernier du Gabon, où il gérait sa filiale la Société d'eau et d'électricité du Gabon (SEEG).
  • Le site de la filiale française de Carel, spécialiste italien du froid, de l’air conditionné et du chaud, est désormais opérationnel au Maroc avec l’achèvement d’une série de tests marquant la fin de sa période de démarrage initial. Carel Maghreb est dirigé par Loick Le Goff, jusque-là responsable des ventes pour le Maghreb et le nord-ouest de l’Afrique au sein de la filiale française.
  • La société nationale des Autoroutes du Maroc (ADM) et Vinci Autoroutes s’allient pour exporter sur le continent leur savoir-faire en matière de gestion de l’exploitation industrielle et de la construction des infrastructures.
  • La première place financière du continent, Casablanca Finance City (CFC) vient d’émettre un green bond d’un montant de 33 M€ pour financer l’extension de son programme immobilier, qui vise l’obtention de la certification internationale LEED (Leadership in Energy and Environmental Design). L’opération a été réalisée par le biais d’un placement privé souscrit auprès des plus grands investisseurs institutionnels du royaume. Baker McKenzie a conseillé CFC.
  • Au Nigeria, Skye Bank vient de faire faillite. La Bourse du Nigeria (NSE) a suspendu le cours de ses actions suite à sa nationalisation et à la révocation de sa licence bancaire par la Banque centrale du Nigeria (CBN). Cette faillite d’une entité née de la fusion de quatre petites banques en 2006 représente une perte sèche pour ses actionnaires.

 

Bonne fin de semaine et à mardi prochain.

 

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