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Chronique

Afrique : CityTaps, Expensy, Liquid Telecom, Eolis...

PAR  | 18 décembre 2018 | 4090 mots
Bulletin Hebdo Afrique

#32 : CityTaps irrigue sa croissance ; Expensya envoie sa note ; CDC finance Liquid Telecom ; Eolis... Chaque semaine, CFNEWS résume l'actualité économique en Afrique.

 

Électronique : City Taps / Global Innovation Fund (France / Royaume-Uni / pays émergents)

CityTaps, concepteur d'un compteur d'eau intelligent - ©citytaps.org

CityTaps, concepteur d'un compteur d'eau intelligent - ©citytaps.org

Annoncée en juin dernier (bulletin du 5 juin ), la levée de fonds sur la plateforme de financement participatif Sowefund de la start-up sévrienne CityTaps , qui développe un compteur d’eau intelligent à micropaiements, vient d’être finalisée (voir fiche de l'opération sur CFNEWS). La jeune pousse fondée en 2015 par le franco-américain Grégoire Landel , expert du lien eau / finance dans les pays en développement, a réuni 1 M€, dont 440 K€ auprès du Global Innovation Fund , fonds britannique de référence pour les projets innovants à impact social. Si la somme collectée est en-deçà de l’objectif visé (1,5 M€), elle est assortie par la signature d’un contrat avec Veolia Africa pour déployer à grande échelle son compteur d’eau révolutionnaire. De quoi faciliter l’accès à l’eau potable à domicile pour les urbains des pays émergents, puisque telle est la vocation de CityTaps. La start-up est en bon chemin pour remplir son objectif premier : fournir 2 millions de personnes d’ici à 2022. CTSuite, son compteur d’eau intelligent, est relié à un logiciel de gestion et de facturation, et s’adresse aux opérateurs d’eau des pays en développement. Présente actuellement au Sénégal et au Niger, l’entreprise vient de vendre dix exemplaires de CTSuite à la Société des eaux du Niger (Seen), filiale de Veolia Africa et premier client de CityTaps. Orange Niger , qui soutient l’initiative depuis le démarrage, fournit le moyen de paiement par téléphone portable, à travers son service de transfert « Orange Money ».

 

Logiciels et services informatiques : Expensya / Isai / Seventure Partners (Tunisie / France)

Karim Jouini

Karim Jouini, Expensya

La fintech franco-tunisienneExpensya , qui développe un logiciel Saas pour la gestion des frais professionnels, vient de lever 2,9 M€ auprès des VC français Isai et Seventure Partners , et de business angels tels que Ahmed Mhiri , dirigeant de TravelCar . Il s’agit de son premier tour institutionnel, car seuls des investisseurs privés avaient participé à son amorçage en 2016 et son premier tour de table en 2017. Aujourd’hui basée à Paris, la start-up a été fondée en 2014 par Karim Jouini en Tunisie. Jeune diplômé de l'Institut National des Sciences Appliquées de Toulouse et ayant suivi une formation en Intelligence Artificielle et en Machine Learning, il a conçu son premier logiciel de gestion à l’âge de seize ans, alors qu’il travaillait dans un publinet dans son pays natal. Après avoir vécu plusieurs expériences entrepreneuriales en France et aux États-Unis, notamment chez Microsoft , il a décidé de tout quitter pour fonder sa société à Tunis. Le choix initial du siège social reposait sur plusieurs facteurs : il trouvait « beaucoup plus excitant de lancer une start-up en Tunisie qu'en France » et n'aurait pas eu les moyens financiers de recruter une grande équipe en France à ses débuts. Si la majorité de ses 59 collaborateurs est toujours basée dans la capitale tunisienne, le siège social est désormais situé à Paris. L’objectif de ce tour de table est d’ailleurs de s’imposer en France et de s’étendre en Europe, à commencer par l’Espagne et l’Allemagne. La jeune pousse dont le chiffre d'affaires devrait tripler cette année, déploie déjà ses services dans plus de soixante pays à travers le monde (voir l'article Expensya envoie sa note à deux fonds et fiche opération  sur CFNEWS).

 

Télécoms : Liquid Telecom / CDC  (Maurice / Royaume-Uni)

Liquid Telecom, opérateur panafricain de fibre optique - ©iquidtelecom.com

Liquid Telecom, opérateur panafricain de fibre optique - ©iquidtelecom.com

Commonwealth Development Corporation (CDC) , l'institution britannique du financement du développement, prend une participation dans l'opérateur de fibre optique panafricain Liquid Telecom pour un montant de 158,2 M€ (180 M$), soit l'un des plus gros investissements de son histoire. Basée à Maurice, la cible peut se targuer d’être le plus important opérateur de fibre optique indépendant du continent, avec un réseau de près de 70 000 km répartis dans treize pays, principalement en Afrique centrale et en Afrique de l’Est. Filiale du groupe zimbabwéen Econet, fondé en 1993 par le tycoon Strive Masiyiwa, elle fournit avant tout des services de fibre optique et satellitaires à des clients tels que MTN , Orange , Bharti Airtel et Vodafone . Elle a réalisé un chiffre d’affaires de près de 598 M€ (680 M$) en 2017 et mise encore sur une croissance à deux chiffres cette année. L’an dernier, elle a levé plus de 685 M€ (780 M$) à travers deux emprunts obligataires. Cette nouvelle enveloppe lui permettra d’étendre la connectivité haut débit à certains des marchés les moins bien desservis d’Afrique, comme la République démocratique du Congo et le Soudan. Une fois achevé, son réseau de fibre optique panafricain « apportera des avantages sociaux et économiques significatifs - de l’accès aux ressources éducatives en ligne au soutien des économies nationales, à la création d’emplois et à l’adoption de nouvelles technologies », a commenté Nic Rudnick, P-dg de Liquid Telecom. Pour CDC, il s’agit du premier investissement direct dans une société africaine de télécommunications depuis plus de vingt ans, et son plus important investissement depuis l’acquisition de la société panafricaine d’électricité Globeleq , début 2015. Les bureaux français et anglais de Lazard ont conseillé l’institution britannique dans le cadre de cette levée de fonds.

 

Nouveau fonds : fonds d’investissement de l’État pour les PME (Afrique du Sud)

Mildred Oliphant, ministre du Travail en Afrique du Sud - ©GovernmentZA/Flickr

Mildred Oliphant, ministre du Travail en Afrique du Sud - ©GovernmentZA/Flickr

Le gouvernement sud-africain lance un fonds d’investissement d’environ 123 M€ (2 MdZAR) pour soutenir les PME locales créatrices d’emplois et contribuant à la croissance économique. Ce dernier s’inscrit dans le cadre du Project Development Partnership Fund (PDP), mis en place à travers une joint-venture entre la Public Investment Corporation (PIC) - le fonds de pension des fonctionnaires sud-africains - et Unemployment Insurance Fund (UIF), une entité du ministère du Travail. Bien qu’il soit destiné à l’ensemble de l’écosystème des petites et moyennes entreprises du pays, ce fonds privilégiera les projets ambitionnant de relever les défis socio-économiques de l'Afrique du Sud grâce à des solutions techniques basées sur les NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). Selon la ministre du Travail, Mildred Oliphant (ci-contre), il devrait permettre la création et le soutien de plus de dix mille emplois, notamment dans des secteurs spécifiques tels que l'agro-industrie et les biosciences, l'exploitation minière et la valorisation, la fabrication et les TIC, l'infrastructure sociale, l'eau et les services connexes, les services financiers et l'innovation jeunesse. Dans ce cadre seront également créés de nouveaux gestionnaires de fonds, avec une discrimination positive en faveur de ceux dirigés par des Noirs et des femmes.

 

Fonds : Maref / CDC (Afrique du Sud / Royaume-Uni)

MAREF, fonds immobilier géré par Momentum Global Investment Management - ©momentumgim.co.uk

MAREF, fonds immobilier géré par Momentum Global Investment Management - ©momentumgim.co.uk

Le fonds immobilier Momentum Africa Real Estate Fund (Maref), géré par le britannique Momentum Global Investment Management, et partenaire du promoteur sud-africain Eris Property Group, reçoit 26,4 M€ (30 M$) de CDC Group , l’institution de financement du développement britannique fondée en 1948. Ces ressources soutiendront le développement de nouveaux projets immobiliers industriels, résidentiels et commerciaux en Afrique subsaharienne. Depuis sa création en 2014, Maref a collecté au total près de 182 M€ (206 M$). Il est axé sur huit pays en forte croissance ces dernières années, en particulier des pays où CDC est peu présent dans le secteur immobilier, comme le Mozambique, la Zambie, l'Ouganda et la Tanzanie. D’après Murray Grant, directeur général de la CDC Intermediated Equity, l’investissement de l’institution britannique dans Maref contribuera à l’accroissement du stock de biens immobiliers de qualité sur le continent ainsi qu’à l’amélioration des normes en matière de promotion immobilière, ce qui permettra in fine de soutenir la croissance des promoteurs et entrepreneurs locaux.

 

Fonds - EnR : Climate Investor One /  FinDev Canada (Pays-Bas / Canada / PED)

Modèle de financement de Climate Investor One (CIO) - ©climatefinancelab.org

Modèle de financement de Climate Investor One (CIO) - ©climatefinancelab.org

FinDev Canada, l’institut de financement du développement du Canada, investit 17,6 M€ (20 M$) dans le véhicule Construction Equity Fund de Climate Investor One (CIO), qui soutient la transition vers les énergies renouvelables dans les pays en développement depuis 2015. Ce dernier lèvera des ressources supplémentaires pour financer une vingtaine de projets d’EnR. L’Afrique devrait être la principale bénéficiaire de ces projets, car 70 % d’entre eux seront réalisés dans les pays les moins avancés (PMA), les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire (PFR-PRI). Géré par le néerlandais Climate Fund Managers, CIO vient de boucler le closing de sa quatrième tranche d’investissement à hauteur de 488 M€ (en incluant la participation de FinDev Canada). Lancé en partenariat avec FMO (la Société néerlandaise de financement du développement), et Sanlam InfraWorks, une division du groupe d’assurances sud-africain Sanlam, Climate Investor One constitue une initiative novatrice de financement mixte, englobant trois véhicules distincts qui financent les différentes étapes de chaque projet : développement, construction et exploitation. CIO vise à développer 1 100 MW d'EnR, bénéficiant à 8 millions de personnes pour un coût global s’élevant jusqu’à 2,6 Md€ (3 Md$) de capitaux privés. Le véhicule Construction Equity Fund a déjà réalisé son premier investissement, une plate-forme solaire de toiture panasiatique de 100 MW pour bâtiments commerciaux et industriels.

 

Infrastructure portuaires : port d’Abidjan / Compagnie fruitière (Côte d’Ivoire / France)

La Compagnie Fruitière assure le transport de ses fruits. - ©compagniefruitiere.fr

La Compagnie Fruitière assure le transport de ses fruits. - ©compagniefruitiere.fr

L’agence maritime Eolis Côte d’Ivoire, filiale du français Compagnie fruitière , vient d’obtenir la concession du terminal fruitier du port autonome d'Abidjan. La convention signée entre le ministre ivoirien des transports, Amadou Koné, et le directeur exécutif du producteur tricolore, Jérôme Koné, prévoit l’investissement de 33,5 M€ (22 MdFCFA) pour accroître la capacité d’accueil du terminal, grâce à l’augmentation de l’offre de chambres froides à température contrôlée et la construction d’un poste à quai de 12 m de tirant d’eau. Il devrait « aider à rendre plus compétitive la filière fruits et légumes de Côte d’Ivoire », selon Jérôme Koné. Grand producteur et exportateur de fruits exotiques (bananes, ananas, mangues), la Côte d’Ivoire est confrontée à la concurrence d’autres États, en particulier des pays latino-américains. Basée en France et implantée en Côte d’Ivoire depuis 2007, Eolis est une agence d’opération maritime spécialisée dans l’acheminement de produits agricoles vers les marchés extérieurs. Il est également présent au Sénégal, au Ghana, au Cameroun et au Maroc. Riche de plus de quatre-vingt ans d’expérience dans les fruits et légumes, sa société mère - la Compagnie fruitière - s’est imposée comme le premier producteur de fruits de la zone Afrique-Caraïbe-Pacifique.

 

Services financiers : Interpay Africa / Emergent Technology (Ghana / États-Unis)

Page d'accueil du site d'Emergent Payments - ©emergentpayments.net

Page d'accueil du site d'Emergent Payments - ©emergentpayments.net

Le ghanéen Interpay Limited (« Interpay Africa »), spécialisé dans le traitement de paiements, rejoint le giron d’Emergent Technology Holdings(« EmTech »), une société californienne de technologie financière créée en 2017. La cible est rebaptisée Emergent Payments Ghana Limited et exercera ses activités sous le nom d’Emergent Payments Africa. Offrant aux marchands un accès à des capacités de paiement locales et internationales par l’intermédiaire de plateformes d’échange d’argent mobile, de paiement traditionnel et de banques locales, elle emploie plus de quarante salariés au Ghana, au Bénin et au Pakistan. Son P-dg, Saqib Nazir, s’est déclaré ravi de « contribuer à la vision d’EmTech consistant à faire progresser davantage les services de paiement locaux dans la région et de fournir les meilleures solutions de réglementation, de fiscalité et de change aux marchands mondiaux ». La transaction permet à l’acquéreur d’étendre les activités de son service de paiements numériques, Emergent Payments®, un fournisseur de paiements locaux dans soixante-dix pays émergents. En 2019, il lancera également sur le marché africain ses jetons numériques G-Coin, des certificats de propriété numériques d’or physique provenant de sources responsables et qui constituent une alternative viable aux monnaies locales volatiles.

 

Hydrocarbures : Total / (Mauritanie / France)

Le groupe Total se renforce en Mauritanie avec l’obtention de deux contrats d’exploration et de production supplémentaires : après y avoir acquis trois blocs en 2017 (C7, C18 et C9) pour un total de 61,6 M€, il vient de conclure un accord avec le ministère mauritanien du Pétrole, de l’Énergie et des Mines, lui octroyant 90 % des blocs C15 et C31, situés en eaux profondes au large du pays et d’une superficie de 14 175 m². Le montant de la transaction n’a pas été dévoilé. La major française avait quitté la Mauritanie après la chute du prix du baril en 2014.

 

Agroalimentaire : Coconut Holdings / Dob Equity (Kenya / Pays-Bas)

Kentaste, marque du producteur kényan Coconut Holdings - ©dobequity.nl

Kentaste, marque du producteur kényan Coconut Holdings - ©dobequity.nl

La VC néerlandaise Dob Equity, qui investit en fonds propres dans des entreprises en Afrique de l’Est, acquiert des parts dans Coconut Holdings, un producteur kényan d’huile, de crèmes et de lait de coco qui commercialise ses produits sous la marque Kentaste. Celui-ci souhaite accroître ses installations de transformation de noix de coco (il n’en possède que deux à l’heure actuelle), lancer de nouveaux produits et renforcer ses ventes en Afrique de l’Est. Son DG Kyle Denning s’est réjoui de travailler avec un « partenaire financier qui comprend ce qu'il faut pour sécuriser l'approvisionnement, améliorer le processus et pénétrer de nouveaux marchés ». Dob Equity complète ainsi son portefeuille dans le secteur de l’agroalimentaire kényan, après ses investissements récents dans le distributeur de produits agricoles Twiga Foods (voir bulletin #28 ) ou encore Ten Senses Africa, une société spécialisée dans la production et la transformation de noix de macadamia.

 

Bourse - Immobilier : Icon Properties (Malawi)

Icon Properties, une société de développement et de gestion immobilière créée cette année, s’introduit sur la Bourse deMalawi afin de financer son développement. Lancée le 7 décembre dernier, la période de souscription à l'offre publique initiale s’étendra jusqu'au 28 décembre. 1,68 milliard d'actions sont offertes à la souscription du public, soit 25 % du capital social de la jeune entreprise. Cette dernière résulte de la mise en commun de portefeuilles d'actifs immobiliers de plusieurs sociétés représentant une valeur totale de près de 60 M€ (50 milliards de kwachas malawiens), dont ceux de l'assureur coté Nico Holdings. La valeur des ressources qui seront mobilisées à l'issue de cette opération est évaluée à 16,7 M€ (14 MdMWK). En cas de sur-souscription, Icon Properties irait jusqu'à 21,9 M€ (18,37 MdMWK), pour une valeur boursière qui atteindrait 74 M€ (62,12 MdMWK). Les fonds récoltés financeront de nouveaux projets d'infrastructures, avec l’ambition de transformer le paysage immobilier du pays. Cette opération, importante pour un acteur de marché évoluant dans un environnement particulier, constitue la première IPO du Malawi Stock Exchange depuis 2017. D’après un rapport de la banque centrale du Malawi publié l’an dernier, l’essentiel de l'épargne du pays est détenu par des fonds de pension et d'assurances, alors que les entreprises du pays ont fortement besoin de capitaux pour assurer leur croissance.

 

 

Événements :

  • Dakar, 19-21 janvier : troisième édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA), organisée conjointement par le gouvernement du Sénégal, le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), en partenariat avec la Banque Mondiale et la Banque Africaine de Développement (BAD) , sur le thème « Émergence, secteur privé et inclusivité ». Objectifs : proposer des solutions pratiques pour les plans d’émergence africains, via un engagement visible du secteur privé national soutenu par de solides partenariats avec l’État en vue d’une croissance forte, résiliente, inclusive et qui valorise les potentialités de tous les territoires.
  • Paris (Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris Ile-de-France), 8 février : Forum Afrique 2019, organisé par le Moniteur du Commerce International (Moci) et le Conseil français des Investisseurs en Afrique (Cian) en partenariat avec la CCI Paris IDF dans le prolongement de la publication du Rapport Cian 2018. Au programme, les résultats exclusifs des études 2018, trois tables rondes, des ateliers de travail ainsi que des rendez-vous B2B..
  • Paris, 12 février : atelier d’information sur le Soudan, organisé par l'agence Business France dans ses locaux parisiens pour faire le point sur la situation macro-économique et le climat des affaires, et présenter les opportunités de ce marché pour les entreprises françaises.
  • Yaoundé (Palais des congrès - Cameroun), 16-24 février : septième édition du salon Promote, rendez-vous international de l'entreprise et du partenariat, sur le thème « Climat des affaires et développement durable ». À cette occasion,  Business France propose aux entreprises françaises un stand « clé en main » sur le Pavillon France de Promote et des rendez-vous individuels ciblés.

 

Et aussi...

  • Au Kenya, le fonds d'investissement panafricain Emerging Capital Partners (ECP) acquiert une participation majoritaire dans Artcaffé, une société de restauration exploitant des concepts « casual » et « fast-casual » à Nairobi.
  • Proparco , filiale de l’Agence Française de Développement (AFD) , accorde un prêt au groupe immobilier français Duval pour la rénovation et l'exploitation d'une tour de bureaux de 6 000 m2 dans le quartier d'affaires du Plateau à Abidjan. Il s’agit de la première opération immobilière du groupe Duval (700 M€ de chiffre d’affaires) en Côte d’Ivoire.
  • Total et CFAO , filiale du groupe japonais TTC et acteur majeur de la distribution spécialisée en Afrique et dans les DROM-COM, unissent leurs forces sur le continent africain pour offrir à leurs clients un service d’entretien automobile de qualité et de proximité. Le géant français s’appuiera sur l’ouverture de franchises de centres de maintenance et de réparation à la marque AutoFast. CFAO distribuera dans certaines de ses concessions les lubrifiants et produits d’entretien automobile de la marque Total. Cinq pays seront concernés dans un premier temps par ce partenariat : Sénégal, Côte d’Ivoire, Cameroun, Nigeria et Kenya.
  • Le tandem franco-marocain Engie -Nareva remporte la construction de l'usine de dessalement à énergie éolienne de Dakhla, chantier phare du ministre de l'agriculture Aziz Akhannouch dans le « Sahara marocain », destiné irriguer à 5 000 hectares de surfaces agricoles.
  • Forte de 200 M€ de chiffre d’affaires annuel, la marque de prêt-à-porter féminin Naf Naf fait son entrée sur le continent africain, avec l’ouverture d’un premier magasin à Tunis.
  • Au Kenya, Imperial Bank, un établissement de crédit local tombé en faillite et mis sous tutelle en 2015, va être racheté par Kenya Commercial Bank, la première banque du pays en termes des actifs. Le feu vert octroyé par les autorités du secteur bancaire kényan inaugure un mouvement de concentration dans le secteur bancaire kényan, qui demeure très fragmenté et hautement concurrentiel. Une fusion est ainsi envisagée entre deux autres sociétés, National Industrial Credit Bank (NIC Bank) et Commercial Bank of Africa (CBA).
  • Perenco , compagnie pétrolière franco-britannique, transfère la gestion des trente-deux participations de l’État gabonais à Gabon Oil Company (GOC), la compagnie nationale des hydrocarbures du pays.
  • L’opérateur coté Orange concrétise le transfert du pilotage de ses activités en Afrique et au Moyen-Orient vers le Maroc, avec la constitution d’Orange Africa Middle East and Africa Management. La nouvelle structure est présidée par Alioune Ndiaye et dirigée par Jérôme Hénique.
  • Business France poursuit le chantier de la restructuration de son réseau à l'étranger, avec l’attribution de six nouvelles DSP (délégations de marché de service public), notamment en faveur de la Chambre française de commerce et d’industrie du Maroc. Les organismes attributaires seront les correspondants uniques dans leur pays des PME et ETI françaises souhaitant bénéficier d’un service public d’accompagnement à l’export.
  • Coface , la Compagnie française d'assurance pour le commerce extérieur, prend pied à Agadir, s’implantant ainsi dans la région marocaine du Grand Sud pour favoriser la croissance des entreprises sur les marchés national et d’exportation.
  • En Côte d’Ivoire, Banque Atlantique - filiale de la Banque Centrale Populaire du Maroc (BCP)  - débourse près de 2 M€ (1,3 MdFCFA) en faveur de cent nouvelles bénéficiaires dans le cadre du Fonds pour la promotion des PME et de l’entreprenariat féminin, lancé en 2017 et doté de 7,6 M€ (5Md FCFA).
  • Au Ghana, First Atlantic Bank, qui a commencé ses activités en 2011 en qualité de banque commerciale, va acquérir sa compatriote Energy Commercial Bank, qui exploite actuellement douze agences dans le pays. Cette fusion résulterait de l'incapacité d'Energy Bank à lever le montant minimum requis par la banque centrale, soit environ 79 M€ (400 millions de cedis).
  • La Fondation Afro, ONG basée à Genève en Suisse, lance l’Afro, la première cryptomonnaie panafricaine, destinée à accompagner la croissance du continent et son développement sociétal, en réduisant les coûts de transaction et de transferts de fonds, et en facilitant les échanges commerciaux entre pays et régions.

 

Bonne fin de semaine, excellentes fêtes de fin d'année... et à l'année prochaine (prochain bulletin : 8 janvier).

 

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