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Chronique

Afrique : Interwaste, Manitou, G20-Compact with Africa, Servicom...

PAR  | 06 novembre 2018 | 4065 mots
Bulletin Hebdo Afrique

#26 : Interwaste rejoint Séché Environnement ; Manitou s'allège ; G20-Compact with Africa ; Servicom... Chaque semaine, CFNEWS résume l'actualité économique en Afrique.

 

Environnement : Interwaste / Séché Environnement (Afrique du Sud / France)

Interwaste, spécialiste sud-africain du traitement des déchets - ©interwaste.co.za

Interwaste, spécialiste sud-africain du traitement des déchets - ©interwaste.co.za

Interwaste Holdings Limited (Interwaste) , spécialiste du traitement des déchets en Afrique du Sud, coté sur le Johannesburg Stock Exchange depuis 2007 et générant 62 M€ pour un Ebitda de 13 M€ l’an dernier, va rejoindre le giron du français Séché Environnement . Fort de 512 M€ de chiffre d’affaires cette année, le groupe tricolore a lancé, via sa filiale locale (Séché South Africa Proprietary Limited), une offre d’achat sur 100 % du capital de la cible, fondée en 1989 et dont les 1900 salariés opèrent sur les marchés des déchets dangereux et non dangereux en Afrique du Sud et dans les pays limitrophes. L’OPA la valorise 32 M€ contre une capitalisation actuelle d'environ 25 M€. Le fondateur Alan Willcocks , via sa holding Wilco Family Trust, et le fonds Coronation Capital , qui totalisent 47 % du capital, ont noué des promesses de vente avec Séché Environnement. (Pour plus de détails, lire notre article Séché Environnement traite en Afrique du Sud  sur CFNEWS).

 

Industrie : Manitou / Columba Leadership Trust (Afrique du Sud / France)

Michel Denis

Michel Denis, Manitou

Le groupe français coté de manutention Manitou s’allège au capital de sa filiale sud-africaine (Manitou Southern Africa , jusqu'alors détenue en intégralité), en cédant 26 % de ses parts au fonds de charité sud-africain Columba Leadership Trust , dans le cadre du programme du broad-based black economic empowerment (B-BBEE) qui vise à améliorer la participation économique des populations noires, indiennes et métisses dans l'économie sud-africaine. L’obtention de la certification B-BBEE la plus élevée pour une société non détenue par un actionnariat exclusivement noir, devrait permettre à Manitou Southern Africa de répondre aux obligations les plus fortes des marchés miniers et du secteur public. Actif dans 140 pays via vingt-six filiales, le concepteur et distributeur français de matériels de manutention est présent en Afrique uniquement via son site sud-africain, mais il distribue ses engins - notamment son chariot élévateur tout terrain dont il est un leader mondial - au Burundi, Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, RCA, RDC, Rwanda et Tchad. Fondé en 1958, il a clos l’exercice 2017 sur une croissance de 19 % du chiffre d’affaires, soit 1 591 M€ pour un Ebitda de 124 M€. Sa filiale sud-africaine, créée il y a vingt-cinq ans, compte une centaine de salariés pour un chiffre d'affaires de 29,2 M€ en 2017. L’acquéreur est une ONG ayant vocation à garantir l'égalité d'accès au travail des jeunes. « En nous associant avec le fonds Columba Leadership Trust, dont les valeurs et les projets sont destinés à accompagner des adolescents en situation difficile, nous renforçons nos actions dans l'éducation, un des objectifs structurants de notre engagement sociétal », a expliqué Michel Denis , P-dg de Manitou (voir fiche de l'opération sur CFNEWS).

 

Nouveau fonds : « G20-Compact with Africa » (Allemagne / Europe / Afrique)

Initiative de la présidence allemande du G20 : « Compact with Africa » - ©Gouvernement fédéral

Initiative de la présidence allemande du G20 : « Compact with Africa » - ©Gouvernement fédéral

L’Allemagne va lancer un nouveau fonds destiné à octroyer d’une part des prêts et des fonds propres aux PME européennes et allemandes qui souhaitent investir en Afrique, et d’autre part des fonds propres aux PME africaines. Lancé par la chancelière allemande Angela Merkel à l’occasion du sommet « G20-Compact with Africa » à Berlin sur les investissements privés en Afrique, il sera doté d’une enveloppe maximale d’1 Md€. Ce véhicule d’investissement s’inscrit dans le cadre de ce programme « G20-Compact with Africa », créé en 2017, co-présidé par l’Allemagne et le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, et parrainé par les géants industriels allemands Siemens et Volkswagen , qui vise à contribuer à la réduction du flux de migrants en provenance du continent africain en y soutenant l’investissement et la création d’emplois. Surnommé « Plan Marshall pour l’Afrique » ou « Merkel Plan », ce projet central de la présidence allemande du G20 a déjà permis de fournir 365 M€ de prêts bonifiés au Ghana, à la Tunisie et à la Côte d'Ivoire, et financé au Togo l’installation de cent mille systèmes solaires domestiques off grid. Onze États africains y ont adhéré à jour : le Bénin, la Côte d’Ivoire, l’Égypte, l’Éthiopie, le Ghana, la Guinée, le Rwanda, le Sénégal, le Togo et la Tunisie. Par ailleurs, un réseau prodiguant des conseils aux investisseurs potentiels sera créé, notamment pour aider les entreprises allemandes sur place.

 

Nouveau fonds : CDC (Gabon)

Herman Nzoundou Bignoumba

Herman Nzoundou Bignoumba, CDC Gabon

La Caisse des Dépôts et de Consignation du Gabon (CDC Gabon) finalise le lancement d’un fonds de capital-investissement qui sera doté de 30,5 M€ (20 MdFCFA). Selon Cesaire Tsinga, son directeur en charge des études, de la stratégie et des participations, l’institution travaille actuellement à la structuration de ce fonds et commencera l’an prochain à rencontrer les investisseurs potentiels, et à « discuter avec eux des avantages qui résident dans les épargnes longues ». Dès 2016, l’institution financière publique fondée en 2010 et dirigée par Herman Nzoundou Bignoumba, avait noué un partenariat avec la Société Islamique de Développement (SID) qui s’était engagée à prendre une participation - au montant resté confidentiel - dans ce futur véhicule. L’argent collecté sera utilisé pour investir dans des secteurs à forte rentabilité, en particulier celui du marché immobilier gabonais, d'après l'agence Ecofin. La CDC Gabon n’exclut pas la possibilité de mettre en place des joint-ventures avec d’autres investisseurs non gabonais, intéressés par des opportunités d’investissements au pays.  

 

Infrastructures : Servicom (Tunisie / Luxembourg)

Activité Ascenseurs de Servicom - ©servi.com.tn

Activité Ascenseurs de Servicom - ©servi.com.tn

Servicom lève 11,3 M€ auprès du fonds d’investissement alternatif luxembourgeois Gem Global Yield Fund LLC Scs pour renforcer ses fonds propres . Fondée en 2004, l'entreprise tunisienne active dans les secteurs des BTP, du chauffage, de la climatisation et de la téléphonie mobile, souhaite se renforcer dans les métiers à forte valeur ajoutée - activités R&D, services climatisation, ascenseurs et télécommunications - afin de compenser la baisse de 34 % de ses revenus au cours du premier semestre, qui sont passés de 10,2 M€ à 6,7 M€ entre les mois de juin 2017 et juin 2018. Cotée sur le marché alternatif de la bourse de Tunis depuis 2009, elle emploie plus de 400 salariés, et est implantée dans les pays du Maghreb et en France. Depuis 2013, elle est détenue par ses fondateurs à près de 30 % et par le fonds d’investissements MPEFIII géré par Africinvest , capital-investisseur disposant de neuf bureaux dont sept en Afrique, un à Paris et un à Londres. Gem Global Yield Fund LLC Scs est contrôlé par le fonds d’investissement Global Emerging Markets Group ; pesant près de 3 Md€, présent à New York, Los Angeles et Paris, il a effectué plus de 380 transactions dans soixante-dix pays émergents depuis plus de vingt ans.

 

Pharmacie : Ecopharm Uganda / XSML (Ouganda / Pays-Bas)

Pharmacie de la chaîne Ecopharm Uganda - ©ecopharmug.com

Pharmacie de la chaîne Ecopharm Uganda - ©ecopharmug.com

La chaîne de pharmacie ougandaiseEcopharm Uganda vient d’obtenir un troisième financement du néerlandais XSML, un gestionnaire de fonds d’investissement qui opère sur les marchés d’Afrique centrale et orientale, et qui a réalisé cette opération à travers son véhicule African Rivers Fund (ARF). Ce dernier investit des tickets compris entre 0,9 K€ (1 K$) et 4,4 M€ (5 M$) dans des PME en croissance en Ouganda, RDC, République du Congo, République Centrafricaine et - prochainement - au Burundi. Fondé en 2008, Ecopharm dispose d'un réseau de douze pharmacies à Kampala, qui fournissent des produits pharmaceutiques et médicaments génériques de marque, ainsi que des médicaments en vente libre et d’autres produits de soins dont certains produits localement. Ce nouveau tour de table lui permettra de financer l'ouverture d'une nouvelle pharmacie au sein de l'hôpital public Mulago, le plus grand hôpital du pays, et d’acquérir son confrère Boots Pharmaceuticals, spécialisé dans le commerce de gros de produits pharmaceutiques génériques. Il devrait également utiliser cette ressource pour importer des produits génériques auprès de fabricants européens. Son fondateur et dirigeant, le pharmacien Idd Iwumbumbwe, ambitionne d’accélérer sa croissance et de renforcer ses points de ventes au cours des prochaines années. Mis en place il y a dix ans, XSML dispose d’environ 60 M€ d’actifs sous gestion à travers deux véhicules : Central Africa SME Fund, dont le closing final remonte à 2010, et ARF, closé en 2016 et qui a investi plus de 75 % de son budget au cours des vingt-et-une opérations réalisées à ce jour. Parmi les actionnaires d’ARF, on retrouve la Société Internationale Financière (IFC) , la Banque de développement néerlandaise (FMO)  et Proparco , filiale de l’Agence Française de Développement (AFD)  dédiée au secteur privé.

 

Services financiers : MSF Africa (Afrique du Sud / Chine / États-Unis)

Réseau de MSF Africa - ©mfsafrica.com

Réseau de MSF Africa - ©mfsafrica.com

La fintechMSF Africa, implantée à Johannesbourg mais aussi à Accra, Douala, Lagos, Port-Louis et Londres, et exploitant le plus grand réseau de paiements numériques du continent, finance son expansion auprès d’un groupe d’investisseurs dirigé par le chinois Lun Partners. Cette plateforme qui fournit des services financiers mobiles à des dizaines de millions de clients en Afrique et hors du continent fait entrer pour la première fois à son capital, à l’occasion d’une levée de fonds de série B d'un montant de 12,2 M€, le gestionnaire de fonds américain Equator Capital Partners - via son véhicule ShoreCap III, dédié à la finance inclusive en Afrique - et le britannique Financial Sector Deepening Africa (FSD Africa). C’est la première fois qu’une fintech panafricaine reçoit un investissement d’un gestionnaire mondial basé en Chine. Lun Partners a en effet injecté 3,9 M€ dans MSF Africa dans le cadre de l'initiative chinoise « Belt and Road », une stratégie économique ambitieuse qui vise à diffuser les services, investissements et infrastructures de la Chine au niveau mondial. Goodwell Investments, un fonds d'investissement dont le siège social est situé à Amsterdam, et plusieurs business angels complètent le tour. Le hub MFS est connecté à plus de 170 millions de portefeuilles mobiles en Afrique subsaharienne, par le biais de plus de cent partenaires, dont Airtel , Ecobank, MTN, Orange et Vodafone sur cinquante-cinq marchés.

 

Bourse - Télécoms : Airtel Africa (Royaume-Uni / Inde / Afrique)

Bannière publicitaire Airtel Africa - ©africa.airtel.com

Bannière publicitaire Airtel Africa - ©africa.airtel.com

Le groupe indien des télécoms Bharti Airtel va introduire sur la Bourse de Londres sa holding en charge des activités africaines, la filiale britannique Airtel Africa. Ce projet d’IPO - qui vise à diminuer son endettement et financer la croissance de ses activités sur le continent - vient d’être confirmé, alors que des médias annonçaient le report de cette opération valorisée plus de 7 Md€ (8  Md$). Pour préparer son entrée en bourse, Airtel Africa a levé 1,1 Md€ (1,25 Md$) à travers l’émission de nouvelles actions souscrites par le capital-investisseur américain Warburg Pincus , le fonds souverain de Singapour Temasek , l’opérateur mobile singapourien Singtech, la holding japonaise SoftBank et deux autres investisseurs internationaux. En septembre dernier, trois banques - dont les noms n’ont pas été dévoilés -  ont été choisies pour préparer sa cotation à la bourse de Londres. Présent dans quatorze pays africains (Tchad, RDC, Congo, Gabon, Kenya, Malawi, Madagascar, Niger, Nigeria, Rwanda, Seychelles, Tanzanie, Ouganda et Zambie), Airtel Africa est le deuxième groupe de télécommunications en Afrique subsaharienne, avec 91,2 millions d’abonnés (contre 98,1 pour MTN), et il a généré un peu moins d’un quart des revenus globaux de sa société mère entre mars 2017 et février 2018, c’est-à-dire 2,6 Md€ (3 Md$, en hausse de 5 % par rapport à l’exercice précédent).

 

Bourse - Télécoms : MTN (Nigeria / Afrique du Sud)

Comme annoncé dans le bulletin du 2 mai dernier , l’opérateur sud-africain MTN va réaliser l’IPO de sa filiale nigériane. Son P-dg Rob Shuter, confronté au courroux des autorités de régulation nigérianes qui lui réclament un montant cumulé de près de 9 Md€, a confirmé son intention d’introduire sa filiale locale -qu’il détient à 79 % - sur la Bourse de Lagos, sans toutefois communiquer de calendrier pour l’heure. Cette logique de maintien stratégique pourrait aider à résoudre le différend avec les autorités nigérianes (concernant le transfert présumé à l’étranger de 7,1 Md€ par la société de télécoms) puisqu’« en élargissant la base actionnariale aux investisseurs nigérians, l’introduction en bourse de MTN Nigeria pourrait pousser les parties plaignantes à plus de compromis », selon les équipes de la banque d’investissement African Alliance. MTN Nigeria compte un peu plus de 56 millions d’abonnés, soit une augmentation de 1,5 % au cours du trimestre, et a généré au cours de cette période des revenus en progression de 17,4 % sur un an. Le Nigeria constitue le principal marché de MTN, représentant environ un tiers de son bénéfice annuel.

 

Banque verte : Climate Finance Facility (Afrique australe)

Patrick Dlamini

Patrick Dlamini, Development Bank of Southern Africa (DBSA)

La Development Bank of Southern Africa (DBSA) et le Fonds vert pour le climat vont lancer la première banque verte du continent, et plus largement d’un marché émergent  : Climate Finance Facility (CFF) cofinancera les projets et activités visant la réduction des effets du changement climatique et la protection de l’environnement. Elle sera financée à hauteur de 122,8 M€ (140 M$), dont 48,7 M€ (55,5 M$) par le Fonds vert pour le climat, et le solde par la DBSA. La banque ciblera dans un premier temps l’Afrique du Sud et d’autres pays d’Afrique australe comme la Namibie, le Swaziland et le Lesotho. Elle contribuera à attirer les investissements privés dans les infrastructures vertes, par le biais de financements mixtes. Convergence, réseau mondial de la finance mixte, l’ONG ClimateWorks et l’organisme sans but lucratif Coalition for Green Capital (CGC) ont soutenu sa mise en place.

 

Nomination - Hôtellerie : AccorHotels (France / Moyen-Orient et Afrique)

Sami Nasser et Marc Descrozaille

Sami Nasser et Marc Descrozaille, AccorHotels

Sami Nasser et Marc Descrozaille rejoignent le bureau de Dubaï d'AccorHotels en qualité de directeurs des opérations Moyen-Orient et Afrique, sous la responsabilité de Mark Willis, récemment nommé DG de AccorHotels Moyen-Orient et Afrique. Le premier a rejoint le groupe coté tricolore en décembre 2016 en tant que chief operating officer Middle East Luxury Brands, tandis que le second exerçait comme président Afrique et Moyen-Orient chez Mövenpick Hotels & Resorts .

 

Étude : baromètre EY de l'attractivité en Afrique

Complémentaire de l’étude de la Conférence des Nations Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED), qui témoignait d’un repli des IDE ciblant l’Afrique au cours du premier semestre (voir bulletin #24 ), l’étude « Attractiveness Program Africa » que vient de publier le cabinet d’audit Ernest & Young révèle que l'Afrique a attiré au total 7 840 projets d’investissements directs étrangers (IDE) entre 2008 et 2017, dont 718 l’an dernier (+ 6 %). Le maximum a été atteint en 2011 avec 923 projets, avant un fléchissement en raison du Printemps arabe qui a réduit l'engouement des investisseurs pour les pays d’Afrique du Nord, puis de la crise des marchés émergents en 2014 et de la chute de la croissance en Afrique subsaharienne dans le sillage de la chute des cours des matières premières. On note un rééquilibrage des destinations des IDE entre les diverses sous-régions : si l'Afrique de l'Est n’a attiré que 11 % du total des projets d’IDE en 2005, elle a vu sa part passer à 27 % en 2017, tandis que celle de l’Afrique de l'Ouest est passée de 16 % à 24 %, l'Afrique du Nord a régressé en revanche de 44 % à 26 % du total des projets, et l’Afrique australe est passée de 27 % à 23 %. En termes de pays pourvoyeurs d’IDE vers le continent, les États-Unis dominent le palmarès en 2017, avec 130 projets lancés (12 % du total des projets), contre 91 l’an précédent. La France (61 projets) perd une place, devancée par le Royaume-Uni avec 72 projets, enregistrant ainsi une progression de 76 % par rapport à 2016. Viennent ensuite la Chine (54 projets), l’Allemagne (39 projets, + 105 %) et la Suisse (30 projets). En 2017, l’Afrique du Sud et le Maroc sont à la fois les premières destinations des IDE en Afrique, avec 96 projets, et les principaux investisseurs sur le continent (avec respectivement 29 et 17 projets). Le Kenya occupe la troisième place des pays les plus attractifs avec 67 projets, suivi du Nigeria et de l’Éthiopie. Enfin, l’étude relève l'essor du nombre de projets d’IDE captés en 2017 par le Zimbabwe : treize projets l’an passé, soit presque le double du nombre enregistré un an plutôt, grâce notamment à la modification de la loi d’indigénisation et d’émancipation économique qui imposait une majorité zimbabwéenne dans les entreprises.

 

Étude : 1 Md$ de levées de fonds d'ici la fin de l'année selon AfricArena

Les financements sous forme de capital-risque levés par des startup africaines devraient augmenter de plus de 100 % et atteindre le niveau record de 875,2 M€ (1 Md$) d’ici la fin de l’année, selon l’accélérateur d’écosystème panafricain AfricArena qui met en relation des investisseurs avec des entrepreneurs du continent. Il se fonde sur des recherches internes réalisées cette année avec ses partenaires, dont Bpifrance . Son DG Christophe Viarnaud, estime que « les investissements dans les nouvelles entreprises de technologie africaines dépasseront la barre des 10 Md$ par an au cours de la prochaine décennie », du fait de l’augmentation du nombre des citadins sur le continent.  

 

Événements :

  • Dakar, 15 novembre : deuxième édition du forum  sur le crowfunding et les financements participatifs, organisé par l’association Financement Participatif Afrique et Méditerranée (FPAM), sur le thème de « l’innovation financière au service du développement ».  
  • RAPPEL - ÉVÉNEMENT CFNEWS : Paris (Hôtel Crillon), 10 décembre : première conférence « De nouveaux regards sur l'Afrique ». Cobasa , société de conseil en investissement fondé en 2001 par Henri de Villeneuve , organise un petit-déjeuner / débat sur le thème « Angola - Zimbabwe - Afrique du Sud. Les têtes tombent : quelles leçons en tirer ? ». Cette première conférence consacrée à l'Afrique australe inaugurera une série de débats concernant la position de la France et de son influence sur le continent africain, notamment en termes d'investissements.

 

Et aussi...

  • Eranove , Siemens , et TSK (EPC) vont collaborer dans le cadre du projet de Kékéli Efficient Power, une centrale électrique au gaz située à Lomé au Togo. Elle sera construite par l’espagnol TSK, l’opérateur français de services publics et de production d’électricité et d’eau en assurera le développement puis l’exploitation (jusqu’à ce qu’elle soit à terme exploitée et managée par des Togolais), et l’allemand Siemens livrera les turbines et assurera la maintenance à long terme. Les deux turbines produiront 65 MW, couvrant ainsi près de 30 % des besoins énergétiques actuels du pays.
  • Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed, en visite à Paris, vient de signer avec le président Macron plusieurs accords de coopération dans les domaines des transports, de l'énergie et de la culture. L’Éthiopie est actuellement le premier excédent commercial de la France en Afrique subsaharienne (791 M€ en 2017 contre 386 M€ un an plus tôt), essentiellement grâce à des ventes d'Airbus A350 à Ethiopian Airlines, mais aussi à des secteurs comme l’industrie pharmaceutique. La visite a également été l’occasion pour Abiy Ahmed de rencontrer le patronat français.
  • Les Seychelles lancent le premier emprunt obligataire souverain au monde, un instrument financier novateur conçu pour soutenir des projets durables dans le secteur de la mer et de la pêche. Il a recueilli plus de 13 M€ (15 M$) auprès d’investisseurs internationaux, dont Calvert Impact Capital, Nuveen et Prudential .
  • Total et son confrère italien Eni  nouent un partenariat exclusif pour l’exploration au large de l’Algérie, en accord avec Sonatrach , la société publique algérienne des hydrocarbures.  Ils poursuivront également l'obtention de permis d'exploration qui permettront d'achever rapidement l'évaluation du potentiel en hydrocarbures des périmètres. 
  • Airbus Helicopters et son confrère marocain Heliconia, expert en matière de maintenance, vont créer un centre de services à Marrakech, pour les hélicoptères H125 et H135 exploités en Afrique occidentale.
  • Casablanca Finance City (CFC) intègre l’Alliance Mondiale des Centres Financiers Internationaux (WAIFC) comme membre fondateur, rejoignant onze autres places financières mondiales majeures et devenant ainsi la première et l’unique représentante du continent africain.
  • Deux établissements de microfinance (EMF) viennent d'être déclarés officiellement en faillite au Cameroun par la Commission bancaire des États d’Afrique centrale (Cobac) : Amicale Finance et City Trust Credit Fund.
  • Apollinaire Compaoré, banquier, assureur et opérateur de téléphonie remplace Birahima Nacoulma, décédé en août dernier, à la tête du Conseil national du patronat burkinabè (CNPB) pour un mandat de cinq ans.

 

Bonne fin de semaine et à mardi prochain.

 

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