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Asie : Big Ant, Quadient, Oasis, Cache Cache Chine, Arkema, UGGC... Accès libre

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Cricket 19 © Big Ant

Cricket 19 © Big Ant

Jeux video : Nacon / Big Ant (France / Australie)

Après l’acquisition en Belgique de Neopica en octobre dernier (lire aussi : Nacon chasse en Belgique), Nacon, éditeur et vendeur d'accessoires de jeux vidéo coté sur le Compartiment B d’Euronext Paris, renforce sa présence en Asie-Pacifique. Il rachète le studio de jeux australien Big Ant Studios auprès de Ross Simmons, actuel dirigeant qui l'a fondé en 2001. L’acquisition de 100 % du capital et des droits de vote représente un prix global maximum de 35 M€, dont 15 M€ (après déduction du cash et de la dette) en numéraire et 20 M€ payable pour 50 % en numéraire et pour 50 % par des nouvelles actions de Nacon, basé sur les performances jusqu’au 31 mars 2024. L’opération, qui devrait être finalisée en février prochain sous réserve des conditions préalables habituelles, s’établit ainsi sur la base d’un multiple de 5,8 fois son résultat opérationnel courant 2020/2021. Reconnu pour des jeux comme Spyro the Dragon, ou encore ses franchises sportives telles que, l'Australian Football League (AFL), Rugby League, le tennis (notamment AO Tennis 2 ou Tennis World Tour 2, développés pour Nacon en 2020) et le cricket. Le studio devrait réaliser 6 M€ de résultat opérationnel avec, notamment, la sortie du nouveau titre Cricket 22 en septembre prochain. L’acquisition s’inscrit dans la stratégie du groupe français Nacon, filiale de Bigben Interactive, de devenir un leader sur les jeux de sports comme le cricket, le tennis et le rugby. Big Ant, référence mondiale des jeux vidéo dans le cricket, a obtenu la note Metacritic de 83 pour son dernier opus Don Bradman Cricket. Le Metacritic est un site web qui collecte les notes attribuées aux albums de musique, jeux vidéo, films, émissions de télévision, DVD et livres.

Services & Conseil aux entreprises : Quadient / Smartech Business Systems (France / Australie)

© Quadient

© Quadient

Après s'être séparé de l'éditeur américain de logiciels d'expédition de colis ProShip en début d'année pour un montant de 15 M$ au début de l’année (lire aussi : Quadient s'allège outre-Atlantique), Quadient, groupe coté spécialisé dans les solutions de traitement de courrier générant 1,1 Md€ de revenus, poursuit son recentrage et cède ses activités graphiques en Australie et Nouvelle-Zélande. Et ce, à Smartech Business Systems Australia, partenaire historique de Quadient dans la région Asie-Pacifique, pour 6 M AU$, dont 4 M payés à la clôture (le 20 janvier dernier) et 2 M en paiements différés. Smartech Business Systems est devenu le distributeur des solutions liées au courrier de Quadient dans ces deux pays en Océanie et continuera d'y servir plus de 19 000 clients du groupe coté français, qui y emploie environ 140 salariés.

Télécom : Tata Communication / Oasis (France / Inde)

© Oasis Smart SIM Europe (Oasis)

© Oasis Smart SIM Europe (Oasis)

Coté à Mumbai, le groupe Tata Communications aux 2,2 Md$ de chiffre d’affaires (2020) acquis 58,1% des droits de vote et du capital de Oasis Smart SIM Europe (Oasis), spécialiste d’eSIM. Créée en 2011 par Olivier Leroux et Alice Grand-Chavin, la cible développe des logiciels en ligne qui permettent de programmer à distance des cartes SIM, montres et d’autres objets connectés pour un chiffre d’affaires de 3,7 M€ (2019). L’indien, faisant partie du conglomérat automobile Tata Group fort d’un chiffre d’affaire de 106 Md$, propose depuis 2017 la solution eSIM à ses clients. L’acquisition a pour objectif de faire bénéficier d’une connectivité internationale afin de suivre l’ensemble de véhicules construits par Tata à travers le monde et de garantir un réseau 4G (puis 5G) aux mêmes conditions dans tous les pays. Pour cette opération, Lerins & BCW conseillait les fondateurs d’Oasis, Herbert Smith Freehills représentait Tata Communications.

Mode : Beaumanoir / Zhongke Tongrong (France / Chine)

© Beaumanoir

© Beaumanoir

Zhongke Tongrong, fonds chinois spécialisé dans les technologies de pointe, prend une participation majoritaire des activités en Chine du groupe français Beaumanoir, la cible comprenant principalement la marque Cache Cache. L’opération, dont le détail financier reste confidentiel, intervient cinq mois après sa reprise (en août dernier) le réseau C&A de Chine. Présent en Chine depuis 2005, Beaumanoir, y dispose aujourd’hui environ 550 magasins de Cache Cache, situés principales dans les petites et moyennes villes chinoises. Fort d’1 Md€ de chiffre d’affaires, le groupe breton souhaite se concentrer en France, notamment après la reprise du réseau de La Halle et de ses 336 magasins (lire aussi l’article : La Halle sauve la moitié de ses emplois). Pour mémoire, placé en RJ depuis le 2 juin dernier, l’ancien navire amiral du groupe Vivarte est repris à la barre par Beaumanoir en juillet dernier, qui a conservé près de la moitié des 5 400 salariés et 366 sur les 820 magasins de l’enseigne qui a réalisé 847 M€ de chiffre d’affaires en 2019.

Chimie : Arkema, Bostik / Cartell Chemical (France / Taïwan)

© Arkema

© Arkema

Le géant français de la chimie Arkema aux 8,7 Md€ de revenus crée, via sa filiale Bostik - fabricant d'adhésifs et de mastics -, une JV avec le taïwanais Cartell Chemical Co, fournisseur de solutions cyanoacrylates. Baptisée CMC (Crackless Monomer Company), la co-entreprise produira des monomères cyanoacrylates de spécialités à l’échelle industrielle depuis une usine à Chiayi. L’opération permettra à Bostik, qui injecte 11 M$ pour détenir 51 % du capital de la JV, d’accélérer le développement d’adhésifs destinés principalement aux marchés de l’électronique, du matériel médical et du bricolage. Bostik élargit ainsi son portefeuille de colles à prise instantanée de haute qualité produites selon le procédé breveté et innovant « crackless », comprenant notamment l’espagnol Afinitica, qui a été acquis en 2018.

Immobilier : Partners Group (Suisse / Japon)

Le fonds suisse Partners Group a acquis pour le compte de ses clients un immeuble de bureau d’environ 24 000 mètres carrés en périphérie de Tokyo pour un moment confidentiel. Sous nom Tama Center, la propriété, située à 25 km de l’ouest de Tokyo (Tama New Town), a été construite en 2002. Elle est intégralement louée à des grandes sociétés nippones cotées, les baux prévoient des délais de résiliation moyens d’au minimum trois ans. La société de gestion travaillera avec son partenaire local Cypress Investment Management pour optimiser la surface louable du site, en mettant notamment en valeur la part de parterre inutilisée. En parallèle, le fonds a racheté un portefeuille de 27 propriétés industrielles au Royaume-Uni d’une superficie de 334 000 mètres carrés. Et ce, pour une valeur de 253 M£ et auprès de Paloma Capital. Il entendrait augmenter le portefeuille avec un investissement de 200 M£ pour financer de nouvelles acquisitions d’actifs industriels d’ici deux ans. Les actifs acquis sont répartis entre le Midlands de l’Ouest, le Yorkshire et les autres comtés au nord-ouest du pays, loués aux environ 250 locataires dans les secteurs de la logistique, de l’ingénierie, de la distribution, du commerce et de la fabrication. Paloma Capital participera aux futures acquisitions et restera le partenaire opérationnel du portefeuille.

Nomination : UGGC Avocats (Shanghai)

Jenny Cao, UGGC Avocats

Jenny Cao, UGGC Avocats

Fort de plus de 150 professionnels, dont une trentaine d'associés, UGGC Avocats poursuit le développement de ses activités en Chine avec la nomination de Jenny Cao en qualité d’associée partenaire au bureau de Shanghai, ouvert en 2008. Formée à l’université du Zhejiang et à ESC Rouen (aujourd'hui Rouen Business School), la nouvelle associée partenaire a rejoint le bureau dès son ouverture et a contribué au développement des activités de fusions-acquisitions et d’investissements internationaux, aux côtés de Zhen Huang, responsable depuis 2012 du bureau shanghaïen, groupant une équipe d’une dizaine de collaborateurs et juristes. Le cabinet entend également renforcer sa force de frappe en Asie du Sud-Est, qui s’appuie sur un réseau structuré de correspondants à Hong Kong et Singapour avec, en particulier, un partenariat établi avec le cabinet hongkongais Slotine en 2018 (lire aussi notre chronique précédente), et d’un « Desk Asie » installé à Paris.

Et aussi :

Au cours des 6 derniers mois, le groupe coté Suez a signé une série de nouveaux contrats de conception, de construction, d’exploitation et de gestion de l’eau potable et de traitement des eaux usées en Chine pour un chiffre d'affaires total d’environ 266 M€. Ces nouveaux contrats concernent de nombreuses villes et provinces chinoises, notamment à Beijing, Shanghai, Shaanxi, Guizhou, Liaoning, Shandong, Jiangsu, Zhejiang et Guangdong. Le Groupe a également noué un partenariat stratégique avec la Région autonome de Mongolie-Intérieure pour fournir des services intelligents de surveillance et de gestion de l’environnement.

Bonne semaine !

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