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Asie : les opérations de M& A demeurent significatives Accès libre


Beaucoup moins impactée par la crise des subprimes que les pays occidentaux, la zone asiatique affiche un dynamisme soutenu dans les opérations de M& A qui ont atteint 236,5 Md$ (soit 153 Md€) en volume au premier trimestre 2008. Ce montant, révélé par une étude menée localement par PwC entre février et mars dernier, montre une diminution de 5,8 % par rapport à l’année précédente. Mais cette baisse reste sans commune mesure face aux transactions européennes ou américaines qui ont diminué respectivement de 31, 8% ou de 37% sur la même période.

Opportunités dans le secteur financier
Le secteur financier est le moteur des transactions asiatiques. Selon l’étude, 75 % des personnes interrogées dans ce secteur ont affirmé que leur entreprise a été concernée par une opération de M &A durant les trois dernières années. En 2007, plus de 105 Md$ (68 Md€) ont d’ailleurs été consacrés à des opérations dans les domaines bancaires et de l’assurance. Hervé Demoy associé au pôle transactions de PwC indique : « les acteurs occidentaux disposent de nombreuses opportunités dans le secteur financier en Asie notamment dans la gestion d’actifs et la gestion privée où ils peuvent lancer de nouvelles activités avec des partenaires locaux ».

Deal record au Japon à 7, 7 Md$
Le trio de tête des pays pour les opérations demeure le Japon, la Chine et l’Inde où les valorisations d’entreprises dépassent souvent le milliard de dollars. Le plus gros deal enregistré sur cette zone revient à Citigroup qui a pris 60 % de la banque japonaise Nikko Cordial pour 7,7 Md$ (5 Md€) en 2007. Les opérateurs locaux chinois ne sont pas en reste : Central Huijin Investment a racheté 70% des actions de China Everbright Bank en novembre dernier pour 2,7 Md$. La récente fusion de Centurion Bank of Punjab avec HDFC Bank donne naissance au troisième groupe bancaire indien affichant 36 Md$ excédentaires à son bilan.

Obstacle réglementaire pour les étrangers
Reste que plusieurs barrières à l’entrée, sur les plans culturel et réglementaire, rendent difficiles certaines opérations pour les acteurs étrangers. « En Chine, le régulateur n’autorise pas de prise de participation au-delà de 20 % à 30 % du capital d’une cible locale par des entreprises étrangères. En Inde, le plafond est encore plus strict à hauteur de 10 % » commente Hervé Demoy.

Pour en savoir plus, retrouver l'étude de PwC