
©Dassault Aviation
Après une levée de près de 30 M$ (25,68 M€) auprès du fonds américain FirstMark Capital, de l'allemand W Ventures ainsi que de Kima Ventures – faisant suite à un amorçage mené par Atlantic Labs et avec Better Angle –, Harmattan AI européanise un peu plus son capital avec un industriel. Le développeur d’appareils de défense équipés d'IA comme des drones de combat, des intercepteurs, des engins de surveillance, mais aussi de plateformes de commandement et de contrôle récolte 200 M$ (171,2 M€) auprès notamment de Dassault Aviation. Ce dernier est suivi par Bpifrance Investissement et Future French Champions (la joint-venture entre Qatar Investment Authority et Bpifrance). Selon son fondateur Mouad M’Ghari sur LinkedIn, l’opération valoriserait la start-up environ 1,4 Md$ (1,2 Md€). Elle deviendrait ainsi la première licorne française du secteur de la défense, et la deuxième à faire référence à un vent dans son nom avec Mistral AI. Cette levée de fonds constitue par ailleurs un des rares rapprochements franco-français dans le secteur de la défense entre une start-up et un grand groupe après notamment le rachat de Preligens par Safran en 2024.
4 000 appareils déjà commandés
La jeune pousse établira des synergies avec son investisseur, principalement connu pour ses avions Rafale. Elle équipera les futurs appareils de combat aérien de Dassault Aviation, qui a réalisé 6,2 Md€ de revenus en 2024, de fonctionnalités d’IA embarquées visant principalement à contrôler les unités inhabitées (sans pilote à bord). Harmattan AI cherchera par ailleurs à honorer les contrats signés l’an dernier avec la Direction générale de l’Armement, portant sur 1 000 drones, et avec l’armée britannique pour 3 000 appareils. Ne dévoilant pas ses effectifs et ses revenus, elle peut actuellement assembler 1 300 drones par mois depuis son site pilote situé au centre de Paris mais prévoit d’augmenter ses capacités de production cette année en déménageant près d’Orly.







