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La première acquisition de Mistral muscle un service annexe à celui de création de modèles de fondation en intelligence artificielle. La pépite française, qui a levé 1,7 Md€ en octobre auprès d'ASML, principalement pour bâtir et exploiter des infrastructures de calcul, lançait alors une offre de cloud compute. Celle-ci permet à des tiers d'utiliser ses serveurs pour entraîner et déployer leurs propres systèmes d'IA. Cet axe est renforcé par l'acquisition de Koyeb, start-up à l'origine d'une solution facilitant le déploiement d'applications logicielles sur le cloud, en premier lieu pour les PME et TPE. Lors de l'annonce de sa levée de 6 M€ en 2023, la start-up d'une quinzaine de salariés indiquait vouloir adapter sa solution aux applications IA — objectif qui a donc été atteint. Le détail de la transaction n'est pas communiqué. Toutefois, selon nos sources, le paiement se fait à travers un mélange de numéraire et d'actions Mistral. La valorisation dépasse 50 M€ en incluant les dettes et le management package. La cible était majoritairement détenue par ses fondateurs, aux côtés de VCs dont Serena, Isai, Samsung Next, MongoDB et Raise Sherpas.
Des échanges d'abord commerciaux
Les discussions entre les deux parties ont d'abord concerné la possibilité d'un partenariat commercial autour de l'utilisation de la solution Koyeb pour le centre de données francilien de 40 MW de Mistral. La start-up avait également dans le viseur le futur site suédois de 23 MW que la licorne française a annoncé il y a quelques jours, pour un coût s'élevant à 1,2 Md€. Mistral a quant à lui vu en Koyeb la possibilité de permettre à ses clients « de déployer des agents d'IA à grande échelle, sans friction d'infrastructure et avec une évolutivité infinie », commente Arthur Mensch sur LinkedIn. Ainsi, plus besoin de développer en interne une solution facilitant l'accès à son cloud.






