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Après une stratégie de build-up rondement menée, la start-up parisienne Doctrine fait à son tour l'objet d'une opération de croissance externe. L'éditeur d'une solution de recherche et d'analyse des décisions juridiques via l'intelligence artificielle est entré en accord pour se faire racheter par le groupe coté britannique RELX. Un processus dual track avait été organisé par la banque d'affaires Raymond James, implantée depuis l'année dernière à Paris et intervenant pour la deuxième fois auprès d'une société française, après le LBO de Ex Nihilo en début d'année. Le potentiel acquéreur aux 9,59 Md£ (11,07 Md€) de revenus en 2025, éditeur de solutions d'analyse de données et de prise de décision, dispose par ailleurs d'une branche dédiée au juridique LexisNexis Legal & Professional. « RELX est déjà un leader dans les pays de la common law (principalement les pays anglo-saxons, où la jurisprudence constitue la source principale du droit, ndlr) alors que nous sommes un leader du droit civil (où la source principale est la loi écrite, ndlr). Il s’agit de notre initiative la plus ambitieuse : nous passons de la place de leader européen à celle de player mondial », évoque Guillaume Carrère, le président. L'acquisition de Doctrine, dont l'ARR dépasse désormais 50 M€, sera réalisée pour un montant supérieur à 500 M€, d'après nos informations.
27 000 utilisateurs en Europe
La transaction permettra la sortie des actionnaires financiers de Doctrine, notamment du majoritaire américain, Summit Partners, entré en 2023 pour un montant compris entre 120 et 130 M€, mais également Peugeot Invest. Pendant cette période, la start-up parisienne rentable aux 250 salariés, a signé cinq build-up : Legaltile, Jobexit, l'allemand Dejure, Predictice puis l'espagnol Maite.ai en début d'année. Sa solution est désormais utilisée par plus de 27 000 professionnels du droit en France, en Italie, en Allemagne, en Espagne et au Luxembourg. Les différentes tailles des structures clientes, des avocats individuels aux directions juridiques de grands groupes, en passant par les cabinets d'avocats de moyenne et grande taille, sont équitablement représentés dans ses revenus, affirme la société. De son côté, le groupe britannique affirme sa volonté de devenir un leader de l'IA appliquée au juridique.







