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Zoom régional : les fonds publics-privés complètent le tableau

Bras armé des collectivités qui les soutiennent, les fonds publics-privés se multiplient à l’instar du fonds souverain et du fonds industriel à impact.

Chez Siparex, on distingue les éléments structurels qui contribuent à nourrir les fonds d’investissement depuis plusieurs années, et conjoncturels, liés à la relance. « Depuis quelques années, la profession a une activité très soutenue dans un contexte de taux bas, rappelle Nicolas Eschermann, directeur adjoint en charge des relations avec les souscripteurs au sein de Siparex. Cette tendance est renforcée depuis 12-18 mois par la dynamique du plan de relance, nos métiers ayant été identifiés pour flécher les fonds vers les entreprises. »

100 M€ pour le fonds souverain

Tout en poursuivant sa collecte pour ETI 5, entre autres (300 M€ levés à date et 400 M€ visés pour la fin de l’année), la société de gestion, qui s’est positionnée sur plusieurs appels d’offres pour gérer la manne destinée à la relance, s’est vue confier en Auvergne Rhône-Alpes la gestion du Fonds Souverain de la Région et ce, dix ans après le Fonds Régional d’Investissement (FRI). Un fonds public-privé qui aurait atteint 78 M€ (100 M€ ciblés à terme), réunis auprès de la Région, Bpifrance, de banques et assureurs d’Auvergne-Rhône-Alpes et d’un corporate, le groupe de chimie de spécialité SNF qui « ouvre de nouvelles perspectives », assure Pierre Taillardat, son président du directoire. L’équipe de quatre investisseurs avait pour mission d’investir des tickets de 3 à 7 M€ au capital de PME locales tout en réservant 10 % du nouveau véhicule à des TPE. « L’une de mes interrogations portait sur le courant d’affaires, confie l’investisseur. Mais, depuis la création du fonds, nous constatons que le deal flow est soutenu, avec une bonne couverture des secteurs d’excellence de la Région. Environ 60 % des sociétés renforcent leurs fonds propres pour sécuriser leur rebond, le solde provient d’entreprises en phase d’accélération.» Diversement accueilli par l’écosystème, le fonds souverain devrait annoncer ses premiers investissements cet automne. Et Pierre Taillardat joue l’apaisement. « Ce fonds n’est pas disruptif sur le marché. 

Sur la partie « développement », il s’inscrit comme partenaire et co-investisseur des fonds de place. Sur la partie « rebond », peu prisée par les acteurs du marché, il vient compléter l’action du FRI avec des tickets d’investissement plus élevés. » De fait, sur ce segment du redéploiement, les deux fonds gérés par Siparex affichent leur complémentarité. Le FRI, en cours de déploiement de son fonds n°2 de...

 

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