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Le M&A transfrontalier repart à la hausse Accès libre

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Avec 4 785 opérations en 2013, les fusions-acquisitions transfrontalières atteignent leur plus haut niveau depuis la crise financière, selon l'enquête mondiale publiée par Baker & McKenzie. Les américains restent les plus actifs à l’achat.

Le regain d’activité du M&A profite aussi aux transactions transfrontalières. En 2013, 4 785 opérations de ce type ont été signées, soit le plus niveau atteint depuis 2008, selon une enquête mondiale publiée par Baker & McKenzie en partenariat avec FT Remark. Et la tendance semble se confirmer cette année, avec déjà près de 1 100 transactions signées au premier semestre, pour un montant total de 263,1 Md€, soit le troisième meilleur trimestre en valeur depuis l’éclatement la crise financière. En outre, l’enquête - menée auprès 350 dirigeants d’entreprises réalisant plus de 500 M$ de chiffre d’affaires - révèle que 90 % d’entre eux considèrent leurs derniers rachats à l’étranger comme réussis, 34 % envisageant même de reproduire l’expérience au cours des deux prochains exercices.

Globalisation des transactions

Autre enseignement, les deals se réalisent dans un environnement de plus en plus globalisé. Au premier trimestre, 599 opérations ont impliqué des protagonistes originaires de régions différentes (Europe et Afrique par exemple), pour une valeur totale de 184,4 Md$, soit le plus haut niveau atteint depuis six ans. Dans ce contexte, ce sont les entreprises européennes les plus ciblées, en concentrant 38 % de valeur totale des opérations en 2013 (contre 36 % en 2012). Quant aux américains, ils restent les plus actifs à l’achat, avec 39 % de la valeur totale des deals réalisées l’année dernière.

Un rachat plutôt qu’une JV

Les opérations sont d’abord motivés par l’accès à de nouveaux marchés (pour 34 %), puis à la propriété intellectuelle (25 %) et aux actifs industriels (21 %). « Cela démontre que les fusions et acquisitions transfrontalières sont un outil efficace pour s’implanter sur de nouveaux marchés de consommation », souligne Stéphane Davin (photo ci-contre), associé du département M&A parisien de Baker & McKenzie, qui a notamment conseillé l’américain Barry-Wehmiller Companies pour le rachat d’Arcil, un expert français de l’emballage pour l’industrie alimentaire, en décembre dernier. A noter enfin que deux-tiers des répondants excluent l’alternative de la joint-venture (au profit d’une acquisition) pour mener leurs emplettes à l'étranger, en raison du risque de conflits dans la prise de décision et des problèmes de contrôle qu’elle engendre. D’ailleurs, 37 % affirment avoir déjà connu une mauvaise expérience avec une joint-venture.

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