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Afrique #163 : Eiffel IG, Anka, Chatdesk, TotalEnergies...


Un projet solaire au Ghana - © Eiffel Investment Group / Manocap

Un projet solaire au Ghana - © Eiffel Investment Group / Manocap

Fonds de dette & infrastructures d’EnR : Eiffel Investment Group / BEI (Afrique / France / Europe)

Désireux d’étendre sa stratégie de dette bridge (prêt intérimaire ou crédit-relais) au continent africain, le gérant d’actifs français Eiffel Investment Group lance un fonds dédié aux infrastructures d’énergies renouvelables d’une taille cible d'environ 176 M€ (200 M$), pour un marché estimé à plus de 524 M€ (600 M$) par an. Des investisseurs publics et privés institutionnels apporteront les ressources à ce véhicule encore dépourvu de nom, qui vise un premier closing pour le premier semestre 2022. La Banque Européenne d’Investissement (BEI) s’est d’ores et déjà engagée à y injecter 26 M€ (30 M$). Les montants de bridge seront compris entre 2,6 et 18 M€ (3-20 M$), en fonction de la typologie des projets financés, avec une moyenne de l’ordre d'environ 6 M€ (7 M$). Pour mener à bien cette stratégie d’accélération de l’électrification et des énergies vertes en Afrique, le groupe aux 4 Md€ d’actifs sous gestion noue un partenariat avec Finergreen, banque d’affaires spécialiste de la transition énergétique, fondée et dirigée par Damien Ricordeau, qui compte trois bureaux en Afrique (Abidjan, Nairobi, Le Cap) et plus de quinze professionnels dédiés au marché africain. Eiffel IG constitue en outre une équipe dédiée, placée sous la houlette d'Alan Follmar et Pierrick Paindavoine, deux experts en financement et investissement dans les pays en développement, qui rejoignent le gérant d’actifs en qualité de directors. (Pour plus de détails, lire Eiffel Investment Group se lance dans la dette bridge panafricaine sur CFNEWS INFRA.)

 

E-commerce : Anka / I&P / VestedWorld / Enigmo / Groupe Prunay / Rising Tide Africa / Saviu Ventures / Bestseller Foundation (Côte d’Ivoire / France / États-Unis / Japon / Nigeria / Maurice / Danemark)

© Anka (ex Afrikrea)

© Anka (ex Afrikrea)

Comme annoncé la semaine dernière (relire bulletin #162), la plateforme de e-commerce franco-ivoirienne Afrikrea se rebaptise Anka (« le nôtre » en bambara, langue véhiculaire et commerciale très utilisée en Afrique de l'Ouest, également nom éponyme de sa solution tout-en-un) et boucle un tour de table de 6,2 M€ (voir fiche opération avec les conseils sur CFNEWS). Outre le fonds tricolore Investisseurs & Partenaires (I&P) en lead, la jeune pousse basée à Abidjan a séduit VestedWorld (États-Unis), Enigmo (Japon), Groupe Prunay (France), Rising Tide Africa (Nigeria), Saviu Ventures (Maurice), Bestseller Foundation (Danemark) ainsi que Joe Tsai, vice-président exécutif d’Alibaba. Ils rejoignent ainsi au capital les investisseurs historiques LoftyInc Capital Management (États-Unis), Kepple Africa (Japon), Consonance Investment Managers (Nigeria), id4 Ventures (France) et Thierry Petit (co-dirigeant co-fondateur de Showroomprive.com). Cette nouvelle levée de fonds permettra à Anka de recruter de nouveaux collaborateurs, de développer son infrastructure mobile du SaaS e-commerce - et ainsi d’élargir l’accès partout dans le monde et sans effort à ses utilisateurs - tout en étendant sa gamme de produits mobiles à de multiples canaux de vente au détail. Depuis sa création en 2016 (initialement à Paris), c’est au total 7,1 M€ qui ont été collectés par la start-up. Celle-ci a réalisé plus de 30,9 M€ de transactions dans 174 pays à travers le monde, et compte aujourd’hui des vendeurs (plus de 80 % des femmes) dans quarante-sept des cinquante-quatre pays africains. Ayant enregistré une croissance annuelle de 250 % en six ans, la plateforme enregistre désormais plus de 700 000 visites par mois, la majorité des clients étant situés en Europe et en Amérique du Nord. Alors qu’Afrikrea était exclusivement à l’origine une place de marché pour la vente et l’achat de vêtements, accessoires, art et artisanat d’inspiration africaine, Anka se positionne aujourd'hui comme la première solution SaaS tout-en-un de son genre qui fournit un service e-commerce transparent et inclusif pour les micro-détaillants africains, permettant à ses utilisateurs de vendre et d’expédier leurs produits à travers le monde, mais aussi de recevoir leurs fonds via des moyens de paiements internationaux, africains ou locaux. « Comme notre vision et les besoins de nos clients avaient dépassé l’objectif singulier de la marketplace Afrikrea, fonctionner sous l’égide d’Anka fournit une description plus holistique de notre mission en tant que société panafricaine. Grâce à la plateforme Anka, qui intègre tous les aspects du commerce, nous servons désormais les vendeurs, non seulement dans le domaine de la mode, mais aussi dans ce qui sera une variété de secteurs dans plus de 80 % des pays africains. [...] Au lieu d’essayer d’inciter les Africains à acheter plus ou à dépenser plus vite, Anka sera l’une des rares entreprises à les aider réellement à gagner, acquérir et créer à l’échelle mondiale.», s’est félicité Moulaye Tabouré, le dirigeant co-fondateur de l’entreprise.

 

Marketing, e-commerce & TIC  : Chatdesk / Cultivation Capital / Partech Africa / Harlem Capital / Serena Ventures / Menlo Ventures / Stormbreaker / Fika Venture (Afrique / États-Unis / France)

L'équipe de Chatdesk à New York - © Chatdesk

L'équipe de Chatdesk à New York - © Chatdesk

Fondée en 2016 à New York par deux entrepreneurs issus de la diaspora africaine - Aneto Okonkwo (P-dg) et Andrew Olaleye - et très active au Nigeria (où est basée une large partie des équipes), la start-up Chatdesk, qui aide les marques de e-commerce à générer du revenu sur les réseaux sociaux, lève 6,1 M€ (7 M$) lors d’une série A dirigée par l’américain Cultivation Capital, à laquelle participent le VC franco-américain Partech Africa, ainsi que Harlem Capital, Serena Ventures, Menlo Ventures, Stormbreaker et Fika Venture (tous basés aux États-Unis). Objectif du tour de table : étoffer à la fois les effectifs et le nombre de clients, et créer davantage d’emplois. Grâce à l’intelligence artificielle et à des partenariats avec des systèmes de service clients existants (Zendesk, Shopify, Gorgias, Intercom…) et des plateformes de réseaux sociaux des marques (Facebook, Instagram, Twitter, TikTok…), la pépite new-yorkaise booste les équipes des services clients des marques de e-commerce, et aide ces dernières à atteindre plus de 90 % de satisfaction client. Il se connecte en effet aux réseaux sociaux des marques, aux emails et au chat pour résorber l’arriéré des tickets ; les tickets présents sont numérisés par le système de machine learning afin de créer une base de connaissance de la marque ; Chatdesk recrute et forme ensuite des « super fans » de la marque qui fournissent un support 24h/24 7j/7 en respectant le ton de la marque. Parmi les centaines de marques de e-commerce ayant déjà eu recours aux services de Chatdesk figurent le londonien Moo.com, les new-yorkais Thinx et Mented Cosmetics (voir fiche opération sur CFNEWS). 

 

Infrastructures énergétiques & Hydrocarbures : Angola Block 14 B.V. / Somoil / TotalEnergies / Inpex (Angola / France / Japon)

© TotalEnergies Angola

© TotalEnergies Angola

En Angola, la major cotée TotalEnergies et son confrère nippon Inpex cèdent leurs parts respectives (50,01 % et 49,99 %) dans la société de projet Angola Block 14 B.V. à la société angolaise Somoil. La cible détient une participation de 20 % dans le bloc 14 et une participation de 10 % dans le bloc 14K. En production depuis 1999, ces deux blocs offshore matures ont généré une production de 9 000 barils équivalent pétrole par jour en 2021 (voir fiche opération sur CFNEWS INFRA). Cette cession s’inscrit dans le cadre de la stratégie du géant des hydrocarbures, soucieux de poursuivre « la restructuration de son portefeuille d’actifs pétroliers, se concentrant sur des actifs à bas coûts et à faibles émissions de gaz à effet de serre », a déclaré Henri-Max Ndong-Nzue, directeur Afrique de la branche Exploration & Production. Une fois l’opération réalisée, TotalEnergies demeurera le premier acteur énergétique en Angola, pays où il a pris pied en 1953 et où il emploie actuellement environ 1 600 salariés. En termes d’énergie pétrolière, il y contrôle 45 % de la production opérée. Il détient en effet des parts dans les blocs offshore opérés 17 et 32, dans les blocs non opérés 0, 14, 14K, Angola LNG, ainsi que dans quatre blocs opérés en phase de développement (les blocs 16, 17/06, 20/11 et 21/09), et deux blocs en phase d’exploration (les blocs 29 et 48). Dans le secteur gazier, la compagnie multi-énergies détient une participation dans l’usine de liquéfaction Angola LNG (d’une capacité de 5,2 millions de tonnes par an), alimentée par le gaz associé aux productions des champs pétroliers offshore, et une participation dans New Gas Consortium, le premier projet de gaz non associé à être développé en Angola. En concertation avec les autorités angolaises, TotalEnergies s’efforce actuellement de développer des projets d’EnR (notamment solaires avec le projet Quilemba Solar) dans le pays.

 

Infrastructures d’EnR : centrale solaire de Djermaya / DIFF Djermaya Holdings (Tchad / Royaume-Uni)

Centrale solaire de Djermaya au Tchad - © InfraCo Africa

Centrale solaire de Djermaya au Tchad - © InfraCo Africa

Un nouvel investisseur vient de rejoindre le capital de la société de gestion de projet de la centrale solaire photovoltaïque de Djermaya, au Tchad, dont les travaux devraient débuter en ce début d’année. Après Denham Capital, récemment devenu investisseur long terme par l’intermédiaire de Neo Themis, c’est au tour de la holding londonienne DIPF Djermaya Holdings, conseillée par Hogan Lovells, de s’engager en faveur de ce projet phare de l'initiative Desert to Power. Visant à fournir 60 MWc en deux phases, dont 34 MWc pour la première, cette infrastructure est développée par le britannique InfraCo Africa (via Anergi Africa Developments - AAD), en partenariat avec le français Smart Energies. La centrale, qui comprendra un système de stockage par batteries de 4 MWh, a par ailleurs bénéficié d’un financement de 36,3 M€ fin 2021, dont un prêt de 18 M€ de la Banque Africaine de Développement (BAD), le solde étant apporté à parts égales par Proparco et Emerging Africa Infrastructure Fund (EAIF) du Private Infrastructure Development Group (relire bulletin #159).

 

Matières premières & Industrie minière :  International Drilling Company / Adiwale Partners (Sénégal / Afrique de l’Ouest francophone / Côte d’Ivoire)

© International Drilling Company (IDC)

© International Drilling Company (IDC)

Conseillé par la banque d’affaires Enexus Finance (basée à Paris et Abidjan), ainsi que le cabinet d’avocats d’affaires Asafo & Co., Deloitte Côte d'Ivoire TS et IBIS Consulting, le fonds ivoirien Adiwale Partners a investi un montant non divulgué dans International Drilling Company (IDC), un groupe de forage dont le siège est sis à Dakar. Fondé en 2011, ce dernier offre des services de forage aux majors du secteur minier ainsi qu’aux sociétés actives dans les secteurs de la construction et de l’eau. Cette augmentation de capital lui permettra d’acquérir de nouvelles machines de forage et de poursuivre son expansion en Afrique de l’Ouest francophone au cours des cinq prochaines années. « Nous sommes enthousiastes de cet investissement dans IDC, qui est en ligne avec notre mandat de substitution aux importations. Le marché des services au secteur minier dans la région reste dominé par des acteurs internationaux et une très faible minorité d’entreprises locales structurées. Le track record d’IDC ainsi que ses standards opérationnels lui permettent de faire concurrence aux majors du secteurs actifs en Afrique de l’Ouest », a ajouté Jean-Marc Savi de Tové, associé gérant d’Adiwale Partners. L’opération réalisée via Adiwale Fund I, un véhicule de 60 M€ principalement axé sur les secteurs des biens et services de consommation, les services aux entreprises et le secteur manufacturier.

 

Ouvrage : « La France doit se ré-investir en Afrique » (La France dans le grand jeu mondial. Pour un nouveau leadership)

© La France dans le grand jeu mondial, Pascal Lorot.

© La France dans le grand jeu mondial, Pascal Lorot.

Pascal Lorot, économiste et géopolitologue, ainsi que président de l’Institut Choiseul (think tank indépendant dédié à l'analyse des grands enjeux économiques, politiques et sociétaux) vient de publier ce mois-ci La France dans le grand jeu mondial. Pour un nouveau leadership, un ouvrage qui s’intéresse notamment à la question des relations entre la France et l’Afrique. Après des décennies de relations ternies par la FrançAfrique, comment renouer avec le continent africain ? Alors que depuis une vingtaine d’années, certaines puissances (Chine, Russie et États-Unis en tête) ont renforcé leur présence et développé nombre de partenariats économiques avec les pays africains, notre pays souffre de rapports ambigus avec son ancien pré carré et d’une image dégradée. Quelle politique diplomatique, économique, culturelle faut-il concevoir pour renouer des liens nouveaux avec le continent africain et chasser les démons du passé ? Quels sont les atouts de la France pour se ré-engager dans cette zone voisine stratégique pour elle ? Quelles doivent être ses ambitions face au pillage de l’Afrique que tentent d’organiser nos concurrents ? Telles sont quelques-unes des questions abordées par l’auteur dans son livre, qui analyse tous les principaux enjeux géoéconomiques des trente prochaines années.

 

Événements :

  • 24 janvier (16h) : webinaire sur les nouvelles dispositions réglementaires, juridiques et fiscales pour les opérations de commerce international organisé par la CCI de Paris-Île-de-France, en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie algéro-française. Il présentera la nouvelle Loi de Finance algérienne publiée le 30 décembre 2021 qui concerne l’année 2022 et présente une série de mesures pouvant impacter positivement ou négativement l’activité ou les projets des entreprises étrangères dans ce pays.
  • 27 janvier : édition 100 % numérique du Forum Euromed Capital, un événement fondé en 2005 par Bpifrance, Siparex et AfricInvest pour promouvoir la coopération entre les acteurs du capital-investissement des deux rives de la Méditerranée. Le thème sera cette année « les nouvelles opportunités d’affaires en région euro-méditerranéenne du fait de la réorganisation des chaînes de production mondiales ».

Et aussi...

  • Float (ex Swipe), une fintech ghanéenne de gestion de trésorerie et de prêt numérique axée sur les PME africaines, a réuni 14,9 M€ (17 M$) dont 6,1 M€ (7 M$) en equity lors d’un tour de table dirigé par les VC américains Tiger Global Management et Jam Fund, complété par un prêt contracté auprès du californien Cauris Finance. La jeune pousse présente au Ghana et au Nigeria utilisera cet apport pour s’étendre au Kenya et en Afrique du Sud, d'ici le deuxième trimestre 2022, mais également pour améliorer sa plateforme de gestion de trésorerie, et lancer de nouveaux produits de crédit.
  • La start-up kényane de crédit à la consommation Lipa Later mobilise 10,5 M€ (12 M$) de financement de pré-série A, à la fois par actions et par emprunt, auprès de l'américain Lateral Frontiers VC et du nigérian GreenHouse Capital (en lead, sur la partie equity), ainsi que de SOSV IV LLC (États-Unis), Sayani Investments (Kenya), Axian Financial Services (Madagascar) et Cauris Finance (États-Unis), en dette. Objectif : s’étendre à de nouveaux marchés en Afrique (notamment en Tanzanie, au Ghana et au Nigeria), et se développer sur ses marchés existants, à savoir le Kenya, l’Ouganda et le Rwanda.
  • La plateforme nigériane de gestion des ressources humaines et de la paie SeamlessHR lève 8,8 M€ (10 M$) auprès de la firme londonienne TL Com Capital Partners (lead), de l'américain Capria Ventures ainsi que de certains investisseurs historiques (l'américain Lateral Capital, le kényan Enza Capital et le nigérian Ingressive Capital), afin de s’étendre en Afrique australe et de l’Est.
  • En Mauritanie, le fournisseur français d’EnR GreenYellow, filiale du groupe Casino, vient de connecter un système solaire photovoltaïque avec stockage à l’aéroport de Nouakchott, qui fournira la moitié de l’électricité nécessaire au fonctionnement de celui-ci.
  • Un fonds stratégique français axé sur les mines notamment africaines pourrait prochainement voir le jour. Selon Africa Intelligence, un rapport remis au gouvernement français le 10 janvier recommande en effet aux autorités de créer un fonds pour prendre des parts minoritaires dans des mines, afin d'assurer l'approvisionnement en métaux critiques du pays, et voit en l'Afrique un territoire clé.
  • L’UE renouvelle son engagement financier au Togo, à travers un accord de 243 M€ signé le 12 janvier, qui renforce et élargit les domaines d’intervention, en mettant l’accent sur le développement humain (en particulier en matière d’inclusion socio-économique et d’accès aux services publics de base), l’agro-industrie durable et la gestion des ressources naturelles (pour contribuer à la création d’emplois et à la lutte contre le changement climatique) et la consolidation d’une société apaisée et résiliente au Togo (à travers la promotion de la sécurité, de la bonne gouvernance et de la décentralisation).
  • Pour réduire son empreinte environnementale, le groupe coté Orange a signé en décembre dernier avec Engie un contrat de type EAAS (Energy As A Service) afin de solariser le Groupement Orange Services (GOS), une entité de mutualisation au service des 18 filiales d’Orange Middle East and Africa, à travers l’installation d’une centrale photovoltaïque dont la mise en service est prévue pour le deuxième semestre 2022. Cette centrale fournira au data center de Grand Bassam, en Côte d’Ivoire, une alimentation électrique d’origine renouvelable estimée à 527 MWh/an.
  • Le premier projet PPP de transport d’électricité d’Afrique vient de voir le jour au Kenya, grâce à un accord de développement conjoint signé entre la plateforme d’investissement dans les infrastructures Africa50 et Power Grid Corporation of India, entreprise publique indienne de production d’électricité.

 

Bonne fin de semaine et à mardi prochain !

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