L'actualité & Data du capital-investissement : transactions LBO, M&A, Venture
Corporate Finance et Private Equity

Article

Coronavirus : Les acteurs économiques se mobilisent (en continu)

PAR  | 02 avril 2020 | 5005 mots

© CFNEWS.net

Alors que le virus continue sa progression mondiale et que le confinement perdure, les acteurs du private equity, les banques, les conseils, les institutions publiques et les entreprises agissent. La rédaction de CFNEWS vous propose un suivi quotidien de leurs annonces et des conséquences sur leurs activités.

Jeudi 2 avril :

  • La batterie de mesures publiques annoncées par le gouvernement et Bpifrance notamment suffira-t-elle à éviter la disparition des petites entreprises ? France Angels fait partie de ceux qui ne le pensent pas. L’association regroupant 5500 business angels en réseaux, tout en saluant les initiatives prises jusqu’ici, appelle l’exécutif à aller plus loin. Elle demande ainsi que le financement des TPE/PME par les particuliers soit encouragé fiscalement. Selon nos informations, d’autres acteurs, fonds ou holding d’investissement compris, réfléchissent eux aussi à proposer une incitation fiscale nouvelle mais temporaire. France Angels veut que le taux de réduction sur l’impôt sur le revenu soit porté de 18 à 30 %, avec un plafond à 100 000 €. Elle propose aussi que les investisseurs particuliers puissent déduire de leur revenu global la perte nette en capital éventuelle, après prise en compte de la réduction d’impôt initiale. Pour France Angels, ces dispositions devraient être largement étendues, aussi bien en termes de profil d’investisseurs que de sociétés éligibles. Ainsi, il faudrait inclure les regroupements d’investisseurs dans des structures non soumises à l’impôt sur les sociétés. Et les sociétés de n’importe quel âge, y compris celles en difficultés, devraient être éligibles.
 Afin de ne pas couper les investissements, les réseaux de business angels estiment opportun que le bénéfice de ces mesures soit étendu aux apports des actionnaires existants (avances destinées à être incorporées au capital des entreprises, souscriptions d’obligations convertibles ou remboursables, bons de souscription d’actions).

Mercredi 1er avril :

  • Créé dès le début de la crise par des industriels, entreprises de services et centres de recherches de la région grenobloise, VOC-COV (Volonté d’organiser contre le COVid-19) se mobilise pour recenser et récupérer les masques disponibles dans les entreprises puis les stocker pour les distribuer aux soignants via les recommandations de l’ARS de l’Isère. Opérationnelle depuis le 23 mars, la plateforme a déjà collecté près de 17 000 masques et 6000 autres matériels de protection. Au-delà, VOC-COV travaille à structurer des filières de production à grande échelle de masques de protection. Et utilise les technologies d’impression 3D, en collaboration avec le CHU de Grenoble et les centres de tests et de validation pour obtenir les niveaux de qualité requis. Enfin, le collectif s’attaque aussi à la problématique des pièces de rechange pour les respirateurs.

Mardi 31 mars :

  • Comme l'a annoncé le Président de la République dans son discours à 13h, l'industrie française se met en place pour faire face à la demande croissante de respirateurs. Sur sollicitation du gouvernement, un groupe de travail comptant une trentaine d'experts a été initié par Air Liquide, Groupe PSA, Schneider Electric et Valeo. Il définira la marche à suivre afin d'augmenter la production des respirateurs Air Liquide Medical Systems dans l'Hexagone. Par ailleurs, 100 entreprises partenaires fournissant les 300 composants de ces appareils seront associées. La volonté des différentes parties prenantes est de réussir à produire 10.000 respirateurs en 50 jours, de début avril à mi-mai.
  • En cette période de crise sanitaire, l'entraide est clé. Une conviction qui amène le cabinet de management de transition Valtus à mettre à disposition, pendant toute la période de confinement, des dirigeants de transition pour répondre aux questions de leurs clients. Associés et managers seront ainsi mobilisés sur des sujets financiers (trésorerie, gestion du cash, aide de Bpifrance, etc.), de RH, ou encore de production/supply chain. Valtus prendra en charge l’intégralité des coûts liés à cette opération et indemnisera les dirigeants de transition impliqués, afin de les remercier pour leur contribution à cette action de solidarité.

Lundi 30 mars :

  • Jeantet poursuit ses initiatives avec l'organisation d'un webinar autour de la question : « Covid-19 : actualités des ordonnances du 26 mars 2020 et mesures fiscales d'urgence à prendre à court terme », jeudi 2 avril, à 17H30. Le cabinet invite à s'inscrire auprès de manon@ozinfos.com. Ses associés Jean-Guillaume Follorou et Jacques-Henry de Bourmont se tiennent par ailleurs à la disposition des intéressés pour échanger et partager leurs expériences.
  • La Chambre Nationale des Conseils Experts Financiers (CNCEF) est intervenue auprès de BPI France et du Ministère de l’Economie et des Finances pour élargir aux professions financières le Prêt Atout de Bpifrance. Désormais, les conseillers en gestion de patrimoine, les conseillers en investissement financier  et les courtiers crédit et immobilier pourront demander ce prêt. 

Vendredi 27 mars : 

  • L'assureur Axa apporte un soutien financier au Fonds 101, structure qui fédère plus de 1 200 unités de soins intensifs dans 60 pays et favorise la collaboration pour améliorer les protocoles thérapeutiques. Le financement contribuera notamment à bâtir un programme de recherche clinique dédié au Covid-19 pour cartographier les facteurs de risque ainsi que les stratégies de traitement. Il permettra également au Fonds 101 de développer des algorithmes d'intelligence artificielle pour prédire la survenue de complications dans le traitement du virus. En outre, pour accélérer la riposte à la pandémie, le Fonds Axa pour la Recherche s'est engagé à soutenir la Taskforce Covid-19 de l'Institut Pasteur et dédiera 5 M€ supplémentaires à la lutte contre les maladies infectieuses et le Covid-19, ainsi qu’à la recherche de solutions de sortie de crise.
  • Bpifrance continue de soutenir les entreprises françaises avec le lancement de deux véhicules supplémentaires. Tout d'abord, le Fonds de Renforcement des PME (FRPME), doté de près de 100 M€ interviendra, entre 0,5 et 5 M€, en capital développement sous la forme principalement d'obligations à bon de souscription d'actions sur des opérations de financement de BFR, de renforcement ou de restructuration de haut de bilan. Par ailleurs, dans le cadre du Plan d’urgence de soutien aux start-up de près de 4 Md€ annoncé par le gouvernement, Bpifrance crée une poche de 80 M€ pour financer des « equity bridges » entre deux levées de fonds. Financé par le Programme d’investissements d’avenir et gérée par Bpifrance, ce véhicule nommé « French Tech Bridge » s’adresse prioritairement aux start-up qui devaient réaliser une levée de fonds dans les prochains mois, mais qui se heurtent à la contraction du capital-risque du fait de l’épidémie de coronavirus. Ces financements, qui pourront aller de 100 K€ à 5 M€, prennent la forme d'obligations convertibles, avec un accès possible au capital, et doivent être co-financés par des investisseurs privés. Au total, avec l’effet de levier, le French Tech Bridge permettra de mobiliser 160 M€ en fonds propres pour les start-up françaises.

Jeudi 26 mars : 

  • Mobilisées depuis le 18 mars, les associations regroupant les professionnels de la prévention et du traitement des difficultés des entreprises Women in Restructuring, Prévention & Retournement ainsi que l'Association pour le Retournement des Entreprises, l'Association des Jeunes Professionnels du Restructuring et l’Association des Acteurs du retournement de l’Ouest, ont structuré leur soutien, en back office, aux cellules de crise organisées par les commissaires aux restructurations et à la prévention des difficultés en entreprises (CRP). Quelque 300 bénévoles se sont portés volontaires pour épauler ces derniers afin de répondre aux questions des entreprises concernant les recherches de financement, le droit, le distressed M&A… « Les services de l’Etat sont à pied d’œuvre de 7:00 à minuit mais ils sont submergés, souligne Emmanuel Squinabol, président de Prévention & Retournement. Notre contribution bénévole permet aux CRP de se concentrer sur les dossiers les plus importants dans cette phase où l’on doit être en mesure de prendre des mesures rapides pour sécuriser la trésorerie des entreprises. » Les associations travaillent ensemble à la construction d’un site internet qui centralisera l’information institutionnelle à destination des entreprises en difficulté et devrait être opérationnel dès la semaine prochaine.

Mercredi 25 mars :

  • 15h00 : Lors du conseil des ministres de ce jour, 25 ordonnances ont été prises. L’une d’elles « allège le fonctionnement des juridictions civiles, sociales et commerciales, en assouplissant les modalités d’organisation des audiences et en permettant l’information des parties et l’organisation du contradictoire par tout moyen ». Ce jour, le Tribunal de Nanterre a tenu ses premières audiences par visio-conférence.
  • 09h00 - L'État, à travers Bpifrance et l'Ademe, annonce le déblocage d'urgence d'une enveloppe de 4 Md€ pour les start-up françaises. Un financement, pouvant prendre la forme d'obligations convertibles, de 80 M€ financé par le PIA (Programme d'Investissement d'Avenir), destiné aux entreprises en cours de levées de fonds et dont le processus a été interrompu depuis le début de la crise sanitaire. Les 4 Md€ comprennent également des prêts de trésorerie, distribués à la fois par les banques privées et Bpifrance, pouvant aller jusqu’à deux fois la masse salariale ou 25 % du chiffre d’affaires annuel. Les start-up, en tant que jeunes entreprises innovantes, peuvent demander un remboursement anticipé des créances d'impôt sur les sociétés restituables en 2020, correspondant à une avance de trésorerie de l’ordre d’1,5 milliard d’euros. Enfin, Bpifrance, qui va accélérer le paiement des aides à l’innovation du PIA pour les dossiers déjà validés, maintient son soutien aux start-up avec près d’1,3 milliard d’euros de subventions, d'avances remboursables ou encore de prêts à l’innovation prévu pour 2020.

Mardi 24 mars :

  • La région Auvergne-Rhône-Alpes met à son tour en place un plan de soutien, de 600 M€, destiné aux entreprises locales. Celui-ci prévoit notamment de contribuer à hauteur de 114 M€ au fonds de solidarité national mis en place par le gouvernement. En parallèle, la région s'engage à accorder 340 M€ de prêts de trésorerie via le Prêt Région Auvergne-Rhône-Alpes et le Prêt Artisans et commerçants. Parmi les autres mesures prises, figurent également l'injection de 50 M€ sous forme d'avances ou de subvention, la création d'un Fonds régional d’urgence Entreprises de l’événementiel de 15 M€ ainsi que d'un Fonds d'urgence Culture de même montant. Les entreprises du tourisme et de l’hébergement bénéficieront quant à elles de 20 M€, tout comme les entreprises du transport et du BTP.

Lundi 23 mars :

  • 17h00 - Outre son apport de 21 M€ au fonds national de solidarité en faveur des TPE et des indépendants, la région Normandie se met en ordre de marche pour aider les entreprises locales à absorber les conséquences de la crise sanitaire. En effet, 29 M€ d'aides seront octroyées dès la semaine prochaine. Parmi les aident, figurent le prêt Covid-19-Trésorerie, une aide à la trésorerie en contrepartie d’un prêt bancaire remboursable sur 4 ans avec un différé de 1 an pour les entreprises de toutes tailles, le Fonds Régional de Garantie géré par BPI France pour lequel le plafond de garanti (dans le cadre d'un financement sollicité pour un projet auprès des banques par une PME normande) est passé de 70 à 90 % et le prêt Croissance TPE pour les entreprises de moins de 3 ans.
  • 14h00 - Dans le prolongement des mesures d’urgence annoncées la semaine dernière, la Fédération Française de l'Assurance (FFA) a présenté à Bruno Le Maire, de nouvelles mesures de solidarité. Les membres de l'association s’engagent à contribuer à hauteur de 200 M€ au Fonds de solidarité mis en place par les pouvoirs publics en faveur des TPE et des indépendants touchés par les conséquences du Covid-19. Cette mesure s'ajoute à l'engagement pris le 19 mars de conserver en garantie les contrats des entreprises en difficulté en cas de retard de paiement suite à la pandémie, et ce pour toute la durée de la période de confinement. Par ailleurs, les assureurs demandent à participer à une réflexion sur la création d'un régime de type assurantiel destiné à intervenir en cas d’une future catastrophe sanitaire majeure.
  • Le groupe lyonnais Ninkasi, brasseur (de bière et de whisky) et organisateur de concerts, met à disposition du personnel soignant, des pharmacies et des hôpitaux qui en ont besoin pour la fabrication de gel les 181 litres d'alcool neutre qu'il détient dans sa distillerie de Tarare, à 45 km de Lyon.                                                      
  • 11h00 - La pandémie de Covid-19 met à rude épreuve les prévisions faites pour cette année par les différents acteurs économiques. Euler Hermes, l'un des principaux acteurs de l’assurance-crédit, intègre cette crise sanitaire et revoit ses indicateurs pour 2020. Cette année, il prévoit que la croissance économique mondiale sera de 0,8% contre 2,5 % en 2019. L'étude précise également que chaque trimestre de perturbation de l’activité internationale coûtera au commerce mondial 722 Md$ à cause des mesures de confinement et des restrictions frontalières en Europe et aux Etats-Unis. Par ailleurs, la France rentrera, cette année, en récession économique avec une croissance du PIB négative de 1,3% (+1,3% en 2019). Cependant, un rebond est attendu en 2021 avec une hausse de 2,2 % du PIB dans l'Hexagone.
  • 8h00 - Certaines entreprises n’hésitent pas à faire pression sur leurs fournisseurs pour renégocier les contrats. C’est le constat fait par Tech In France à la suite d’une enquête auprès de ses membres. L’association professionnelle regroupant 400 éditeurs de logiciels, de services Internet et de plateformes, de la jeune pousse à la multinationale, relève d’une part que le modèle d’abonnement Saas protège les éditeurs, dans un contexte de baisse anticipée de 60 % des nouveaux projets. Mais d’autre part, de nombreux éditeurs se plaignent de certains clients faisant pression pour interrompre ces abonnements, invoquant la force majeure. Pour Tech In France, cette dernière « ne doit servir ni de mobile aux clients pour reporter leurs tensions sur les fournisseurs qui font tous les efforts pour assurer la continuité d’activité, ni d’aubaine pour revoir opportunément la structure de leurs achats ». Elle met donc en place un webinaire sur le sujet et préviendra le ministère de l’Économie et des Finances de tous les cas où existe une utilisation abusive de la force majeure.

Samedi 21 mars :

  • La Métropole de Lyon annonce qu'elle débloque un fonds d'urgence de 100 M€ pour soutenir les (très petites) entreprises de la Métropole jusqu'en juin 2020. La collectivité annonce par ailleurs suspendre les loyers des entreprises logées dans ses pépinières, incubateurs... pendant toute la durée de confinement (soit 220 sociétés concernées). La collectivité a également décidé d'échelonner le paiement de la taxe de séjour (hôtels, hébergeurs). Enfin, elle renonce aux pénalités en cas de retard de livraison de ses fournisseurs ou de retard sur les chantiers de la Métropole.

Vendredi 20 mars :

  • 15h00 - Le fonds d'investissement italien Investindustrial, propriété de l'homme d'affaires Andréa Bonomi, a annoncé un don de 6,5 M€, directement et par l'intermédiaire de ses participations, à destination des hôpitaux européens pour les aider à financer la lutte contre le Covid-19. Cette somme sera versée à une dizaine d'établissements, principalement en Italie, zone la plus touchée derrière la Chine et en Espagne, troisième pays en nombre de décès. 
  • 10h00 - Pour aider les entreprises franciliennes à affronter la crise due au Covid-19, la Région Île-de-France a mis en ligne un guide  compilant les mesures prises par l'État et Bpifrance. Une cellule de conseillers dédiés à la région est également créée afin de répondre questions de entreprises concernant les démarches à accomplir (01 53 85 53 85).
  • 10h00 - L'Association pour le Retournement des Entreprises (ARE) a adressé ce matin un mail urgent à tous les ministères concernés par la crise. En effet, le « Projet de loi d'urgence pour faire face à l'épidémie de Covid-19 » et le projet de loi d'habilitation débattu ce jour par les parlementaires devraient permettre au gouvernement d'adapter notamment le droit des procédures collectives et des entreprises en difficulté « afin de faciliter le traitement préventif des conséquences de la crise sanitaire ». Or, selon l'ARE, les demandes d'ouverture de procédures de conciliation et les ouvertures de nouvelles procédures collectives ne devraient pas être considérées comme urgentes. « Seules les ouvertures de mandats ad hoc et les plans de cession pour les procédures déjà en cours devraient être entendus par les juges de nos tribunaux de commerce », exprime l'association, qui appelle les tribunaux à ouvrir « sans délai en voie numérique les procédures de sauvetages pour payer les salaires et sauver les emplois ».

Jeudi 19 mars : 

  • 17h00 - Déjà à l'initiative d'une « Task Force »  pluridisciplinaires sur l'impact du Coronavirus, Jeantet publie un « Flash » adressé aux entreprises, dont la valeur des actifs peut être affectée par la crise sanitaire. Le document, rédigé par les avocats du pôle financier du cabinet, propose quelques pistes pour gérer au mieux les difficultés qui surviendraient dans l’exécution des contrats de crédits existants et négocier la conclusion de nouveaux crédits. 
  • 12h00 - Après avoir déçue les marchés lors de sa première vague d'annonce le 12 mars dernier, la Banque Centrale Européenne (BCE) corrige le tir et fait feux de tout bois. L'institution présidée par Christine Lagarde a initié un plan d'urgence de 750 Md€ pour limiter les conséquences sur l'économie de la pandémie de coronavirus. Ce plan consistera en des rachats de dette publique et privée pour un total de 750 Md€ réalisés d'ici à la fin de l'année. Ainsi, la BCE emboîte le pas de son homologue américain, la Fed, qui a annoncé, lundi dernier, l'achat de 500 Md€ de bons du Trésor et de 200 Md€ de titres hypothécaires.
  • 11h00 - La banque d'affaires américaine JPMorgan Chase a annoncé un engagement philantropique mondial d'un montant de 50 M$ pour faire face aux problématiques de santé publique et économiques liée à la pandémie mondiale de Covid-19. 15 M$ seront débloqués immédiatement à destination des collectivités et des personnes les plus touchées. Ils seront utilisés à hauteur de 5 M$ pour fournir des soins de santé, de la nourriture et d'autres secours humanitaires dans le monde, à hauteur de 2 M$ pour des associations dans le monde entier impliquées dans la crise sanitaire et enfin à hauteur de 8 M$ pour aider les petites entreprises vulnérables à surmonter les difficultés économiques importantes aux États-Unis, en Chine et en Europe. Le solde (35 M$) sera déployé au fil des mois. 
  • 10h00 - Le Conseil National des Administrateurs Judiciaires et des Mandataires Judiciaires (CNAJMJ) annonce la mise en place, à compter du lundi 23 mars, d'un numéro vert gratuit (0 800 94 25 64). Cette initiative conjointe avec le Ministère de l’Economie et des Finances mobilisera dans chaque région la quasi-totalité de la profession pour aider les entreprises à décrypter et appliquer les mesures de soutien annoncées par le président de la République et le gouvernement pour accompagner les entreprises à faire face à la crise du coronavirus, comme le report des charges sociales et des créances fiscales, le rééchelonnement de crédits bancaires et le déclenchement des mesures de soutien proposées par Bpifrance.

Mercredi 18 mars :

  • 13h00 - Afin de compléter les mesures exceptionnelles prises par le gouvernement (chômage partiel, décalage de charges), WeShareBonds met en place une nouvelle offre de crédit court terme (3, 6, 9 et 12 mois) avec des frais réduits et des délais de réponses de 72h à destination des PME. L'offre - incluant des prêts remboursables in fine ou amortissables trimestriellement - est accessible aux entreprises de plus de 1 M€ de chiffre d'affaires et affichant un EBE supérieur à 100 K€.
  • 11h00 - Par l'intermédiaire de son président Renaud Muselier, l'ensemble des régions françaises ont indiqué vouloir participer à hauteur de 250 M€ dans le fonds national de solidarité en faveur des TPE et des indépendants souffrant des conséquences économiques de l’épidémie de Covid-19. Lors de son allocution, le président de la République avait précisé que les régions pourraient participer à l'effort collectif. Ce fonds, doté de 2 Md€, a été initié par l’Etat pour soutenir les petites entreprises ayant perdu, entre mars 2019 et mars 2020, 70 % de leur chiffre d’affaires.
  • 10h40 - Jeantet vient de structurer une « Task Force »  pluridisciplinaires sur l'impact du Coronavirus. Les avocats faisant partie du groupe de travail répondront aux questions de leurs clients concernant le droit du travail, le financement, les marchés des capitaux, la protection des données, le droit des contrats, les opérations de fusions et acquisitions, le contrôle des exportations ainsi que les investissements immobiliers, etc...
    Une adresse mail a été mise en place pour l'occasion : taskforcecovid19@jeantet.fr
  • 10h00 - Wingate annonce mettre en place une cellule de crise gérée par ses équipes. Ces dernières se mettent gracieusement à la disposition des dirigeants de PME afin notamment de les aider à négocier auprès de leurs banques un gel des échéances de prêts bancaires sur 6 mois, le maintien des découverts bancaires et leur éventuelle augmentation en mettant en œuvre les mesures de soutien de l’Etat. Les équipes aideront également les PME à instaurer du chômage partiel si nécessaire, et à demander le gel des loyer et échéances fiscales et sociales. 
  • 9h00 - La jeune société Wellium, qui vient de boucler son premier tour avec Advent FB et MACSF, propose sa plateforme de téléconsultation à tous les professionnels de santé qui le souhaitent pendant trois mois.

Mardi 17 mars : 

  • 13h00 - Pour aider ses entreprises en portefeuille, Siparex a mis en ligne un « guide d'accompagnement en temps réel  ». Ce dernier recense l’ensemble des mesures sanitairesréglementaires, et financières issues des nombreuses publications de ces derniers jours provenant notamment du gouvernement français, de Bpifrance, la Banque de France, France Digitale, et le Medef. Mis à disposition des dirigeants des entreprises de ses portefeuilles, le document sera quotidiennement mis à jour.

Lundi 16 mars :

  • 20:00 - Dans sa deuxième allocution depuis le début de la crise, le président de la République a, sans surprise, annoncé le passage au Stade 3, prévoyant un confinement total. Une mesure assortie de la mise en place d’un dispositif exceptionnel à destination des entreprises. Celui-ci prévoit « le report de charges fiscales et sociales » ainsi que « le soutien au report d’échéances bancaires et de garanties de l’Etat à hauteur de 300 Md€ pour tous les prêts bancaires contractés auprès des banques ». Pour les plus petites structures et tant que la situation durera, celles qui font face à des difficultés n’auront rien à débourser, ni pour les impôts, ni pour les cotisations sociales. Les factures d’eau, de gaz ou d’électricité ainsi que les loyers seront également suspendus. Par ailleurs, le président a annoncé la création d'un fonds de solidarité, abondé par l'Etat, avec la participation possible des régions.
  • Alors que le Covid-19 semble mettre sous cloche l’économie tout entière, les conséquences pour les start-up, par définition non rentables, sont particulièrement sévères. La banque d’affaires tech Avolta Partners et le fonds 360 Capital Partners font partie des premiers acteurs du venture à prodiguer quelques conseils aux entrepreneurs. 
    Premier constat : les levées de fonds vont ralentir voire s’arrêter pendant plusieurs semaines au moins. Pour Avolta, les tours continueront mais les VCs ne miseront que sur les « très, très bons dossiers », se livrant ainsi une concurrence féroce. Pour les autres start-up déjà financées, l’option la plus réaliste est interne. A partir de scénarios sur les réserves de trésorerie, elles pourront solliciter leurs actionnaires pour des bridge, estime 360 CP. Ou plutôt, pour de véritables série A ou B bis, selon Avolta. La banque d’affaires prévient cependant que les fonds auront des arbitrages à faire dans leur portefeuille, et devront « sacrifier certaines lignes moins réactives, moins prometteuses ou plus exposées. » 
    Une alternative évidente consiste à atteindre l’équilibre au plus vite. La troisième solution, et pour certains la seule, est de se vendre rapidement à un industriel. Mais attention, prévient Avolta, « le scénario le plus probable c’est que les corporates ne vont rien acheter durant les prochains mois, en revanche, ils seront prêts à saisir les nombreuses opportunités le moment venu. »
    Si personne ne connait ni la durée, ni l’intensité de la crise, 360 Capital Partners conseille de prendre en compte des hypothèses de forte baisse du chiffre d’affaires, de réduire le coût du personnel, de limiter les recours à des prestataires externes, de privilégier les dépenses marketing ayant une incidence directe sur les revenus ou encore de renégocier les contrats immobiliers voire de suspendre leur paiement. En matière de gestion de trésorerie, le VC franco-italien invite par ailleurs à réduire ou mettre en pause les investissements, à rééchelonner les crédits bancaires, à mobiliser les garanties de lignes de trésorerie bancaire, avec Bpifrance par exemple, et à étaler la dette aux fournisseurs. Il suggère aussi de se tourner vers des financements hybrides comme les obligations convertibles et le venture loan.

Vendredi 13 mars :

  • 17:00 - Selon Bloomberg , plusieurs acteurs européens du private equity se préparent à une crise de liquidité et incitent en priorité les entreprises accueillant des clients à agir. EQT, Permira (qui détient notamment Hana Group et Exclusive Group) auraient par exemple demandé à certaines de leurs entreprises en portefeuille d’utiliser des facilités de crédit pour éviter des déficits de fonds de roulement. Dans la même veine, CVC Capital Partners discute avec certaines de ses participations non cotés à la possibilité d'exploiter prochainement des lignes de crédit inutilisées.